“La Casa de papel” fait face aux défis très personnels de la saison 3

“La Casa de papel” fait face aux défis très personnels de la saison 3

Journée en rouge et noir, ce lundi, au Festival de télévision de Monte-Carlo qui recevait les deux scénaristes de la série espagnole phénomène La Casa de Papel et l’acteur Pedro Alonso, interprète du redoutable Berlin (photo).

Face à l’engouement important des fans français et monégasques – avec 17 millions de visionnages, la Casa de papel est la série la plus regardée sur les plateformes dans l’Hexagone -, le Festival avait d’ailleurs organisé une séance spéciale « Behind the scenes » afin de permettre au public de poser ses propres questions et de rencontrer l’équipe qui a donné vie à cet entêtant univers.
Celui d’un groupe de huit spécialistes tentant « le » casse du siècle en s’introduisant directement dans la Fabrique de la Monnaie espagnole.

Le suspense, concernant l’intrigue de cette nouvelle saison produite par Netflix et celui concernant les personnages présents dans le troisième opus, reste intense même si scénaristes et acteur ont révélé quelques indices ce lundi lors de leur passage à Monte-Carlo…

mise à jour (19/06): La Casa de papel vient d’être couronnée meilleure série dramatique lors de la clôture du 58e Festival de télévision de Monte-Carlo.

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« Huit heures ne font pas un jour »: amour, schnaps et luttes ouvrières

« Huit heures ne font pas un jour »: amour, schnaps et luttes ouvrières

Grand cinéaste des luttes ouvrières et des questions de domination sociale, Rainer Werner Fassbinder a aussi travaillé pour le petit écran; l’éducation et le divertissement des masses populaires ne pouvant le laisser indifférent. Ainsi sont nées « Le monde sur le fil » ou « Berlin Alexanderplatz », séries diffusées respectivement en 1973 et 1980.

Grâce au travail de restauration effectué par Carlotta Films, la série Huit heures ne font pas un jour*** sort opportunément de l’oubli dans lequel elle était tombée. Commandée par la chaîne régionale WDR, elle prend la forme d’une saga familiale, genre déjà très en vogue à l’époque, mais s’ancre dans l’Allemagne industrieuse des années 70, sujet forcément majeur aux yeux de Fassbinder. Mais qui semblera plus incongru ou subversif aux yeux de ses détracteurs.

En cinq épisodes, Rainer Fassbinder imagine une saga familiale positive, ancrée dans les luttes sociales.

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Les millions tant convoités de la Casa de papel: suite et fin ?

Les millions tant convoités de la Casa de papel: suite et fin ?

casa de papel masques.jpgLancée en décembre dernier sur Netflix pour 13 (premiers) épisodes, La Casa de Papel** revient pour un deuxième chapitre de 6 épisodes, ce vendredi dès 9 h. Un suspense savamment orchestré par Netflix, qui a gardé secret durant un peu plus de trois mois le dénouement de sa série la plus commentée de la fin 2017.

Dans cette mini-série, on suit un groupe de huit braqueurs professionnels placés sous la direction d’un mystérieux Professeur, le cerveau du casse du siècle : 2,4 milliards d’euros. Pour réunir cette somme, il leur a “suffi” de s’introduire au cœur du bâtiment clé de l’économie espagnole: la Maison royale de la monnaie, surnommée la Casa de Papel.

Sous couvert d’une prise d’otages, les braqueurs vont y imprimer leur “propre monnaie”: huit millions d’euros à l’heure. Le récit de ce compte à rebours doublé d’un huis clos tendu est retracé par Tokyo (Ursula Corbero, au centre de la photo), braqueuse de haut vol. La jeune femme a été recrutée comme ses sept partenaires par le Professeur (Alvaro Morte, photo ci-dessous) afin de faire partie de son équipe de pro où chacun remplit une tâche bien définie en fonction de sa spécialité…

mise à jour (18.04): Netflix vient d’annoncer que la série connaîtra une « saison 3 » en 2019. Les fans, forcément, exultent…

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Bad Banks: mirages et spéculation bancaire

Bad Banks: mirages et spéculation bancaire

Bad Banks Jana.jpgJana Liekam, ambitieuse et douée, aurait dû rester à sa place. En faisant de l’ombre à son boss, elle s’est attirée ses foudres et s’est fait injustement licencier. Soutenue par une autre de ses patronnes, consciente du potentiel de la jeune femme, la voici en route pour une nouvelle carrière au sein d’une célèbre banque basée à Frankfort: Global Invest Allemagne.

Devenue son alliée secrète, Christelle Leblanc apprend à Jana que le concept de loyauté est totalement dépassé dans le milieu de la banque et que seuls comptent les réseaux. Le lien de filiation qui s’établit entre les deux femmes rappelle le duo infernal de Damages et nourrit la sacrée ambition de la plus jeune. Si ce n’est que dans le cas présent, Jana est loin d’être une oie blanche et innocente.

Bad Banks**, un thriller financier à suivre jeudi et vendredi à 20h55 sur Arte.

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Berlin 56 allume le feu sous la glace

Berlin 56 allume le feu sous la glace

berlin 56.jpgBerlin 56*** Aux premiers abords, voici une série qui swingue et flatte le regard, entre glamour et vintage même si elle évoque une époque qui ne laissait guère d’autre choix aux filles que de se trouver un bon mari dans les meilleurs délais. Une activité à temps plein pour Madame Schöllack, propriétaire plutot rigide d’une école de danse de salon, qui compte bien voir ses trois filles contracter des unions enviables.

« L’instruction est à la femme ce qu’une longue vue est à la taupe », leur dit-elle fréquemment, uniquement préoccupée par les questions de bienséance et du rang à tenir en société. Lorsque Monika (Sonja Gerhardt, photo) est renvoyée de l’Institut des arts ménagers (sic), sa mère laisse exploser sa colère face à cette jeune « dinde dévergondée ».

Face à cette société qui oppresse les faibles et les femmes en particulier, Monika se sent à la fois ignorée et engluée dans un quotidien sans âme et sans perspective. Dans cette Allemagne de l’Ouest où la place de la femme est vissée au foyer et où la culpabilité et le non-dit sont largement répandus à travers toutes les couches sociales, Monika tente de se frayer un chemin vers la surface. La danse, sa passion secrète, va servir de détonateur à cette envolée vers la lumière d’une jeune fille gauche et effacée. Un cheminement en six épisodes à découvrir dès ce jeudi sur Arte.

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« The Same Sky », « The Halcyon »,…: les séries historiques font de la résistance

« The Same Sky », « The Halcyon »,…: les séries historiques font de la résistance

the same sky.jpg« Midnight Sun », « Black Lake », « The Frozen Dead », « Monster », « Cold », « Below the surface »… A en juger par les fictions, venues du monde entier, en circulation au Mipcom, le thriller ne s’est jamais aussi bien porté.
Quant au sillon scandinave (Scandinoir) il prend parfois carrément des allures d’autoroute. Si la comédie et le soap n’ont pas dit leur dernier mot, occupant les 2e et 3e places du podium des genres les plus prisés et les plus produits, selon l’étude réalisée par l’agence The Wit, le « period drama », qui prend sa source dans l’Histoire contemporaine, résiste encore et toujours à l’envahisseur.

On a pu le constater dès dimanche soir avec la présentation – en préouverture du Marché cannois des programmes audiovisuels – de la série The Halcyon, soutenue par ITV et Sony Pictures Télévision. Mais aussi avec les séries Mata Hari, portée par Christophe Lambert et Bo Derek, et The Same Sky où apparaît l’héroïne de la série Bron, Sofia Helin (photo)… Présentation.

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