The Deuce saison 2: Ce que veulent les femmes

The Deuce saison 2: Ce que veulent les femmes

1977. En abordant le virage du disco, David Simon poursuit son exploration des dessous et trafics qui se développent à l’ombre de la 42e rue, où les nuits restent bien plus intenses que les jours, comme l’illustre la saison 2 de la série The Deuce***.

Cinq ans après le début de son récit, le business des films X est devenu légal entraînant une baisse sensible de la violence dans les rues. En parallèle du développement d’une industrie en quête de reconnaissance (financière, mais pas seulement), on suit toujours le quotidien de quatre femmes bien décidées à infléchir leur destin. Une série à suivre le jeudi à 20h30 sur Be1.

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The Halcyon: un palace sous les bombes

The Halcyon: un palace sous les bombes

Ambiance jazzy chic, smokings et robes de soirée: tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes lorsqu’on découvre l’univers du palace 5 étoiles, The Halcyon**, au cours de la soirée saluant son 50e anniversaire. Du moins est-ce l’image que son personnel se plaît à entretenir auprès de sa clientèle noble et fortunée alors que partout ailleurs la guerre fait rage.

Offrir un havre de paix et de félicité (frivolités, penseront certains) à ses habitués dans l’endroit le plus sûr de Londres, c’est le combat de Richard Garland (Steven Mackintosh), gestionnaire des lieux pour le compte de son riche propriétaire, Lord Hamilton. Tandis que les réunions secrètes ou diplomatiques s’y multiplient, le seigneur des lieux y abrite aussi ses maîtresses, au grand dam de Lady Hamilton (au centre sur la photo), bien moins aveugle qu’il ne voudrait le croire…

Une série à suivre le dimanche à 20h50 sur La Une.

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« Huit heures ne font pas un jour »: amour, schnaps et luttes ouvrières

« Huit heures ne font pas un jour »: amour, schnaps et luttes ouvrières

Grand cinéaste des luttes ouvrières et des questions de domination sociale, Rainer Werner Fassbinder a aussi travaillé pour le petit écran; l’éducation et le divertissement des masses populaires ne pouvant le laisser indifférent. Ainsi sont nées « Le monde sur le fil » ou « Berlin Alexanderplatz », séries diffusées respectivement en 1973 et 1980.

Grâce au travail de restauration effectué par Carlotta Films, la série Huit heures ne font pas un jour*** sort opportunément de l’oubli dans lequel elle était tombée. Commandée par la chaîne régionale WDR, elle prend la forme d’une saga familiale, genre déjà très en vogue à l’époque, mais s’ancre dans l’Allemagne industrieuse des années 70, sujet forcément majeur aux yeux de Fassbinder. Mais qui semblera plus incongru ou subversif aux yeux de ses détracteurs.

En cinq épisodes, Rainer Fassbinder imagine une saga familiale positive, ancrée dans les luttes sociales.

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Génériques : le précieux sésame des séries

Génériques : le précieux sésame des séries

Génériques de séries.jpgAprès s’être intéressé, en 2017, aux Fins de séries, sorte de validation ultime de balades emblématiques et souvent tourmentées, Olivier Joyard s’est penché sur ces prémisses qui font fondre les cœurs des fans: les Génériques de séries**, portes d’entrée d’univers particuliers et préliminaires sans cesse renouvelés. Un documentaire détaillé et argumenté à voir ce dimanche à 14h05 sur Be1 (mais aussi le 06/06 à 20h30 sur Be Ciné et sur Be à la demande).

Défini comme un « attrape cœur » pour celles et ceux qui le regardent, le générique de série permet d’entrer « dans l’identité et la tête de quelqu’un d’autre », selon la journaliste et auteure Iris Brey. Que celui-ci soit l’auteur ou le personnage principal de la série.
« C’est comme un rituel qui nous prépare et nous réconforte. » D’autres fans l’avouent sans honte: ces quelques images et notes de musique les « transportent dans un ailleurs tout de suite meilleur ». Le générique permettant « avant tout une connexion émotionnelle » à un univers fictionnel bien défini.

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State of Happiness: chronique norvégienne des débuts du pétrole en Mer du Nord

State of Happiness: chronique norvégienne des débuts du pétrole en Mer du Nord

state of happiness.jpgNon, les pays nordiques ne produisent pas que des thrillers. La preuve avec la série State of Happiness qui nous emmène dans un petit village de pêcheurs sur la côte norvégienne Stavanger.

Pour les ouvriers de la conserverie, unique entreprise de la ville, la situation se dégrade en raison de la pénurie de poissons de plus en plus sensible en Mer du Nord. Au large, de nombreuses compagnies pétrolières internationales font des forages, jusqu’ici sans succès. Pourtant, en cette fin d’année 1969, un événement va considérablement modifier le quotidien de cette petite communauté calme et très croyante, aux allures rurales…

« C’est une histoire sans meurtre » et au départ, la productrice Synnøve Hørsdal ne cache pas que ce ne fut pas facile de convaincre des partenaires de s’y impliquer. Mais avec de la patience et du temps, elle est y parvenue. La réponse du public, rassemblé mardi midi dans l’auditorium Lumière cannois, a dû la rassurer sur la qualité de son intuition. Oui, cette histoire d’une petite communauté transformée par la découverte soudaine de pétrole, parle au plus grand nombre et a même des accents universels.

Loin du « Nordic Noir », la NRK a présenté ce drama d’époque lors de la compétition du Festival CanneSéries.

mise à jour (11/04): State of Happiness a reçu le prix du meilleur scénario et de la meilleure musique, ce mercredi soir à Cannes.

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Le vent de la Vendetta souffle sur les « Peaky Blinders »

Le vent de la Vendetta souffle sur les « Peaky Blinders »

Peaky Blinders S4.jpgEvoluer et s’adapter pour s’inscrire dans la durée: le mot d’ordre des Peaky Blinders***, famille de gangsters originaires de Birmingham, est aussi celui du créateur de la série, Steven Knight, qui réussit le tour de force d’imaginer une saison 4 encore davantage saluée par le public et la critique britanniques.

Diffusée sur la BBC à l’automne dernier, la série a même réalisé ses meilleures audiences depuis son lancement en 2015: ses 3,3 millions de fidèles ont fait d’elle la série la plus suivie sur BBC2 en 2017… Une prouesse dans un environnement sériel de plus en plus concurrentiel. Il faut dire que le casting des nouveaux venus de cette saison 4 est à la hauteur de l’enjeu: Adrien Brody, énigmatique et tranchant à souhait (vu dans « The Pianist »); Aidan Gillen, nimbé de l’aura du machiavélique « Little Finger » de Game of thrones, ou la jeune Charlie Murphy, femme de passion et d’engagement (vue dans Happy Valley).

Malgré les beaux costumes et les riches intérieurs, les entreprises licites et les chevaux racés, les Shelby sont sans cesse rattrapés par leur passé trouble. Alors que la fin de la saison 3 avait laissé quatre de ses plus éminents membres en mauvaise posture, ils se sont crus, un temps, sauvés. A tort.

La saison 4 de la série portée par le charismatique Cillian Murphy débute ce soir sur Arte à 20h55.

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