Les femmes, ce sont les séries qui en parlent le mieux

Les femmes, ce sont les séries qui en parlent le mieux

Depuis octobre 2017 et l’éclatement de l’affaire Weinstein, «les femmes sont décidées à prendre le pouvoir et à s’organiser.» Pointant la fin des archétypes et des stéréotypes, interrogeant les représentations renouvelées, Iris Brey suit le mouvement en cours dans la société et les médias.

Le temps est enfin venu de changer les règles du jeu à Hollywood, note-t-elle. «Une transition difficilement imaginable sans une forme de violence. Et les séries se chargent de mettre en scène cette violence» écrit-elle en introduction de son livre Sex and the series revenu en version augmentée, après une première édition en 2016. Un ouvrage qui mérite de s’allonger sous le sapin.

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Entrer dans les coulisses du Bureau des légendes

Entrer dans les coulisses du Bureau des légendes

C’est le livre que tout adolescent (ou adulte) aurait rêvé de lire à l’heure où il découvrait ses premiers James Bond et autres Mission Impossible. Un manuel bourré d’infos de première main et de conseils concrets écrits par l’historien de l’espionnage (métier de rêve, lui aussi) Bruno Fuligni: Le Bureau des Légendes décrypté, paru aux Editions L’Iconoclaste.

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The Deuce saison 2: Ce que veulent les femmes

The Deuce saison 2: Ce que veulent les femmes

1977. En abordant le virage du disco, David Simon poursuit son exploration des dessous et trafics qui se développent à l’ombre de la 42e rue, où les nuits restent bien plus intenses que les jours, comme l’illustre la saison 2 de la série The Deuce***.

Cinq ans après le début de son récit, le business des films X est devenu légal entraînant une baisse sensible de la violence dans les rues. En parallèle du développement d’une industrie en quête de reconnaissance (financière, mais pas seulement), on suit toujours le quotidien de quatre femmes bien décidées à infléchir leur destin. Une série à suivre le jeudi à 20h30 sur Be1.

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The Halcyon: un palace sous les bombes

The Halcyon: un palace sous les bombes

Ambiance jazzy chic, smokings et robes de soirée: tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes lorsqu’on découvre l’univers du palace 5 étoiles, The Halcyon**, au cours de la soirée saluant son 50e anniversaire. Du moins est-ce l’image que son personnel se plaît à entretenir auprès de sa clientèle noble et fortunée alors que partout ailleurs la guerre fait rage.

Offrir un havre de paix et de félicité (frivolités, penseront certains) à ses habitués dans l’endroit le plus sûr de Londres, c’est le combat de Richard Garland (Steven Mackintosh), gestionnaire des lieux pour le compte de son riche propriétaire, Lord Hamilton. Tandis que les réunions secrètes ou diplomatiques s’y multiplient, le seigneur des lieux y abrite aussi ses maîtresses, au grand dam de Lady Hamilton (au centre sur la photo), bien moins aveugle qu’il ne voudrait le croire…

Une série à suivre le dimanche à 20h50 sur La Une.

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« Huit heures ne font pas un jour »: amour, schnaps et luttes ouvrières

« Huit heures ne font pas un jour »: amour, schnaps et luttes ouvrières

Grand cinéaste des luttes ouvrières et des questions de domination sociale, Rainer Werner Fassbinder a aussi travaillé pour le petit écran; l’éducation et le divertissement des masses populaires ne pouvant le laisser indifférent. Ainsi sont nées « Le monde sur le fil » ou « Berlin Alexanderplatz », séries diffusées respectivement en 1973 et 1980.

Grâce au travail de restauration effectué par Carlotta Films, la série Huit heures ne font pas un jour*** sort opportunément de l’oubli dans lequel elle était tombée. Commandée par la chaîne régionale WDR, elle prend la forme d’une saga familiale, genre déjà très en vogue à l’époque, mais s’ancre dans l’Allemagne industrieuse des années 70, sujet forcément majeur aux yeux de Fassbinder. Mais qui semblera plus incongru ou subversif aux yeux de ses détracteurs.

En cinq épisodes, Rainer Fassbinder imagine une saga familiale positive, ancrée dans les luttes sociales.

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Génériques : le précieux sésame des séries

Génériques : le précieux sésame des séries

Génériques de séries.jpgAprès s’être intéressé, en 2017, aux Fins de séries, sorte de validation ultime de balades emblématiques et souvent tourmentées, Olivier Joyard s’est penché sur ces prémisses qui font fondre les cœurs des fans: les Génériques de séries**, portes d’entrée d’univers particuliers et préliminaires sans cesse renouvelés. Un documentaire détaillé et argumenté à voir ce dimanche à 14h05 sur Be1 (mais aussi le 06/06 à 20h30 sur Be Ciné et sur Be à la demande).

Défini comme un « attrape cœur » pour celles et ceux qui le regardent, le générique de série permet d’entrer « dans l’identité et la tête de quelqu’un d’autre », selon la journaliste et auteure Iris Brey. Que celui-ci soit l’auteur ou le personnage principal de la série.
« C’est comme un rituel qui nous prépare et nous réconforte. » D’autres fans l’avouent sans honte: ces quelques images et notes de musique les « transportent dans un ailleurs tout de suite meilleur ». Le générique permettant « avant tout une connexion émotionnelle » à un univers fictionnel bien défini.

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