Vingt-cinq questions pour entrer dans la tête des créateurs de séries

Vingt-cinq questions pour entrer dans la tête des créateurs de séries

Du choix du lieu de l’intrigue à celui des personnages, en passant par les conseillers, les acteurs et le diffuseur, Pierre Langlais décrypte les étapes qui jalonnent la naissance d’une fiction. Et confronte les témoignages de 16 scénaristes de tous horizons (Fanny Herrero, David Simon, Tom Fontana,…) dans son livre, Créer une série.

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Agnieszka Holland: de Burning Bush à House of cards

Agnieszka Holland: de Burning Bush à House of cards

agnieszka holland 2.jpgLa mini-série Burning Bush projetée en présence de sa réalisatrice Agnieszka Holland a été un des beaux moments du Festival Are you Series clos ce dimanche à Bozar.
L’occasion de revivre ce pan d’Histoire qui a vu un étudiant tchèque, en 1968, tenter de s’opposer à la mainmise soviétique sur son pays. Un souvenir fort pour Agnieszka Holland qui était partie étudier à Prague à l’époque.

Trente minutes avant la séance, la réalisatrice a répondu à quelques questions face au public venu en nombre pour découvrir sa mini-série sur grand écran. Vous n’y étiez pas ? Rassurez-vous, on lui a tendu le micro.
Compte-rendu o
ù il est question de The Wire, Treme, The Killing et bientôt d’House of cards

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Treme, le quartier où David Simon s’est enraciné

Treme, le quartier où David Simon s’est enraciné

treme d simon.jpgTreme**** a achevé son parcours aux Etats-Unis aux portes de 2014. Pour ceux qui l’auraient ratée, ou qui l’attendraient, la saison 4 est déjà disponible en DVD.
Quelques mois avant le tournage nous avions eu l’occasion d’en causer avec son créateur l’épatant David Simon. Accompagné de son comparse de longue date, Eric Overmyer.

«Sans l’ouragan Katrina, nous n’aurions jamais pu faire la série Treme. Nous en parlions déjà lorsque nous travaillions sur Homicide. Eric vivait là-bas depuis 1998 et nous aimions tous les deux la ville.» «On s’était dit qu’on devrait faire une série, mais la seule chose sur laquelle on s’était mis d’accord était qu’elle devait parler des musiciens» renchérit son complice de la série The Wire.

Ce qui, aux yeux de David Simon et de son comparse Eric Overmyer, apparaît comme une évidence ne l’est pas pour les studios. Le sujet, à l’époque, ne semble même pas du tout porteur…
«On n’avait jamais eu le courage d’aller le pitcher à Los Angeles. Le problème c’est que si vous ne connaissez pas la Nouvelle-Orléans, c’est très difficile d’expliquer l’atmosphère de la ville et ce dont nous allions parler. Qui va bien au-delà de la tradition du Mardi Gras», explique David Simon.

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Conversation avec David Simon, le pape de la série

Conversation avec David Simon, le pape de la série

Reporters_h_david_simon09.jpgBoule de billard (ou front largement dégarni), cou massif et larges épaules, David Simon en impose dès l’abord. Car, bien sûr, son statut de ponte de la série moderne n’arrange rien à l’affaire: le père de « The Wire », c’est lui !
Rencontré en septembre dernier à l’occasion du lancement de la troisième saison de son irrésistible « Treme », chronique de la Nouvelle-Orléans post-Katrina (cf. note précédente), il était cette semaine à Paris, invité par le Forum des Images, afin de promouvoir la traduction française tant attendue de sa somme littéraire «Baltimore» aux Editions Sonatine (photo Reporters).

Maître conteur nourri à la source du journalisme et du documentaire – il a travaillé durant 13 ans dans la rédaction du «Baltimore Sun» -, David Simon s’est très rapidement frotté aux plaies béantes de sa ville, refusant de détourner les yeux ou, pire, de fuir une cité à la mauvaise réputation, comme tant de gens le lui conseillaient.
Au contraire, dès 1988, il vit le quotidien des inspecteurs de la brigade criminelle afin de mieux comprendre les ressorts de Baltimore, cherchant la vérité dans chaque détail. C’est de cette expérience, au plus près de la violence et de la drogue, qu’il tire ses premiers livres, retranscrits ensuite sur le petit écran.

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