esprits de famille 10.jpgAvec 128 800 téléspectateurs rassemblés devant La une ce dimanche soir, Esprits de famille, la nouvelle série 100% belge de la RTBF est très loin de rencontrer le succès escompté.
Des chiffres d’autant plus préoccupants qu’ils ont baissé pour la quatrième semaine consécutive et qu’on est bien loin des scores atteints par Melting Pot café, du même Jean-Luc Goossens ou A tort ou à raison, série judiciaire avec Bernard Yerlès, notamment. Egalement produites par la RTBF, ces deux précédentes séries (presque) 100% belges avaient – il est vrai – des budgets et des plannings de développement bien plus conséquents.

Pourtant il n’est pas question de jeter le bébé avec l’eau du bain. François Tron, directeur des antennes TV, continue de défendre ce projet qu’il juge « sympa, drôle, contemporain dans un registre difficile qui est celui de la comédie. Et je ne pense pas non plus que la programmation soit mauvaise. La case du dimanche soir vient juste après le Jardin extraordinaire et c’est celle dans laquelle nous proposons Joséphine ange gardien ou Une famille formidable» deux fictions familiales françaises qui ont leur public.
Là où la nouvelle venue peine à trouver sa place, face à une concurrence chaque semaine plus rude. Pour rappel: « Les aventures de Rabbi Jacob » (RTL-TVI) et « Intouchables » (TF1) – deux programmes très fédérateurs – étaient diffusés face à elle ce dimanche…

Il était question de faire le point au terme du 4e épisode pour déterminer si le feu vert serait donné pour le développement d’une saison 2, déjà en cours d’écriture. Une échéance face à laquelle François Tron a décidé de… temporiser.
esprits de famille 11.jpg«Je veux laisser passer le cap de Noël qui correspond à l’esprit de la série et voir comment les choses auront évolué. Nous ferons un premier bilan en interne ce jeudi et nous referons un bilan qualitatif début janvier sur base d’une étude que j’ai commandée. Cette série a des défauts de jeunesse, notamment parce que le 1er épisode (certainement le moins enlevé, NdlR) a été tourné en premier lieu pour des raisons de planning.»
Ce qui signifie que l’équipe (techniciens et comédiens) n’était pas encore parfaitement rodée et ne se connaissait pas très bien.

«Je continue à défendre le principe de la production belge car cela représente des auteurs, des acteurs et des techniciens en amont, c’est donc un défi important. Comme on l’a fait pour la production des trois autres séries en cours (La Trêve, Ennemi public et Invisibles) nous avons déterminé une méthodologie avec des réunions d’écriture suivies, une réflexion sur la programmation, etc. Nous allons mettre au point une méthodologie d’analyse en tenant compte de l’audience et de sa structure. Un bilan de la présence de la série sur les réseaux sociaux et deux analyses qualitatives seront réalisés. L’une auprès du grand public et l’autre auprès d’experts en écriture de scénarios. Il faut déterminer ce qui a fonctionné et ce qui a déplu» poursuit François Tron.

Sans doute devra-t-on aussi (re)poser la question des fonds, de l’accompagnement et du temps de préparation alloués à ces projets naissants.
KT