Paysages immaculés à perte de vue, communautés isolées et menaces soudaines – qu’il s’agisse de disparitions, de meurtres ou de virus inconnus – plusieurs séries semblent suivre le filon blanc. Telle Arctic Circle à découvrir dès ce 1er juillet sur Be tv.

Ce 1er juillet, Be tv nous offre un vol direct vers la Laponie. Ancrée dans les paysages enneigés de Finlande, la série Arctic Circle*** (Ivalo, en VO), mêle enquête criminelle et épidémiologique en suivant le parcours de l’inspectrice Nina Kautsalo (campée par la comédienne Iina Kuustonen) confrontée à la menace d’un virus mortel (le Yéméni) se propageant à toute vitesse…

Créée en 2018 par le trio Olli Haikka, Petja Peltomaa et Joona Tena, la série compte aujourd’hui trois saisons (de 10, puis 6 épisodes chacune). Sa particularité : son interprète principale, affichant une certaine ressemblance avec l’héroïne de l’épatante série Bron, est une femme divorcée qui fait régulièrement appel à sa mère pour l’aider à s’occuper de sa fille Venla, touchée par le syndrome de Down. La série se joue des particularités géographiques et climatiques de ce territoire extrême, tout en s’intéressant à la vie d’une petite communauté relativement isolée, l’une des caractéristiques de ces polars venus du froid.

Technologie et environnement

L’autre tient à sa thématique : la nature sauvage inviolée semble en effet être le cadre idéal pour poser les réflexions qui s’imposent en termes de préservation de l’environnement et d’impact sur l’être humain. Dans le cas d’Arctic Circle, on parle d’ailleurs de thriller politico-sanitaire puisque la série aborde aussi les délicates relations finno-russes, mises en scène avec un sens esthétique appuyé, doublé d’une tension certaine, par le réalisateur Hannu Salonen. Rien de tel que des paysages somptueux pour se poser à nouveau des questions essentielles.

Si la série aborde aussi la question des violences domestiques, la saison 2, imaginée en 2022 (6 épisodes), propose une enquête sur Ordo Paritet, un ordre secret russe, mystérieux et menaçant. Quant à la saison 3, disponible à l’international depuis janvier dernier, elle explore notre lien aux nouvelles technologies et est disponible à partir de ce 1er juillet sur Be à la demande, comme les deux précédentes. L’immersion dans la neige peut donc se vivre en version intégrale.

La série « Arctic Circle » tire merveilleusement profit de son décor unique en son genre.

Quelques jalons enfoncés dans la glace

Le terrain d’exploration de la série Arctic Circle confirme une tendance apparue il y a quelques années déjà avec les séries Fortitude** (Grande-Bretagne), portant elle aussi sur un virus mortel et Jour polaire** (France- Suède) sur la population des Samis méprisés et menacés ou, plus récemment, avec les américaines True Detective : Night Country*** et Murder at the end of the world***. Sans oublier la série Saving the fucking planet** proposée récemment sur Arte.

« On me parle souvent du choix de ce lieu de tournage extrême et de mon goût pour la difficulté mais ce lieu était important pour la période et l’expérience que nous y avons vécue, à cause de la glace, de la solitude, de l’impression d’infini. Comment se fait-il que deux personnages féminins si forts et si différents – Liz Danvers (jouée par Jodie Foster, Ndlr) dans True Detective et Darby Hart (campée par Emma Corrin , NdlR) pour A murder at the end – se soient retrouvés au même moment dans l’Arctique ? C’est étonnant quand même…« , souligne le scénariste et réalisateur Zal Batmanglij.

« Arctic circle »: thriller politico-sanitaire aux confins de la terre.

Le genre visiblement fait florès puisque la série True Detective*, en raison de son succès*, a déjà été renouvelée pour un cinquième volet, à nouveau développé par la showrunneuse Issa Lopez.

* Le final de la saison, diffusé le 19 février, a en effet été suivi par 3,2 millions de fans sur HBO et Max, soit 57 % de parts d’audience.

Karin Tshidimba