Berlin 56 allume le feu sous la glace

Berlin 56 allume le feu sous la glace

berlin 56.jpgBerlin 56*** Aux premiers abords, voici une série qui swingue et flatte le regard, entre glamour et vintage même si elle évoque une époque qui ne laissait guère d’autre choix aux filles que de se trouver un bon mari dans les meilleurs délais. Une activité à temps plein pour Madame Schöllack, propriétaire plutot rigide d’une école de danse de salon, qui compte bien voir ses trois filles contracter des unions enviables.

« L’instruction est à la femme ce qu’une longue vue est à la taupe », leur dit-elle fréquemment, uniquement préoccupée par les questions de bienséance et du rang à tenir en société. Lorsque Monika (Sonja Gerhardt, photo) est renvoyée de l’Institut des arts ménagers (sic), sa mère laisse exploser sa colère face à cette jeune « dinde dévergondée ».

Face à cette société qui oppresse les faibles et les femmes en particulier, Monika se sent à la fois ignorée et engluée dans un quotidien sans âme et sans perspective. Dans cette Allemagne de l’Ouest où la place de la femme est vissée au foyer et où la culpabilité et le non-dit sont largement répandus à travers toutes les couches sociales, Monika tente de se frayer un chemin vers la surface. La danse, sa passion secrète, va servir de détonateur à cette envolée vers la lumière d’une jeune fille gauche et effacée. Un cheminement en six épisodes à découvrir dès ce jeudi sur Arte.

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