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« Borgen » lance la reconquête du pouvoir

« Borgen » lance la reconquête du pouvoir

borgen S3.jpgAprès trois «très bonnes années» passées au pouvoir (sic), le parti de Birgitte Nyborg (Sidse Babett Knudsen) semble sombrer dans le marasme et l’apathie.
L’ex-Premier ministre, devenue consultante dans le secteur privé, multiplie les voyages à l’étranger sans plus se mêler de la cuisine interne du parti centriste. Bien décidée à ne plus sacrifier une autre parcelle de sa vie à la gestion des affaires de l’Etat.
Après un douloureux divorce et les troubles psychologiques vécus par sa fille (cf. saison 2), Birgitte Nyborg a tiré un trait sur son passé.

Pourtant, lorsqu’elle apprend que son parti est sur le point de signer un accord avec son plus vieil ennemi politique, ses réflexes de femme humaniste et engagée reprennent le dessus. Impossible d’accepter que l’on porte atteinte aux droits des immigrés dans ce pays dont elle a toujours été si fière et dont elle a été, un temps, la porte-parole à l’étranger. Ainsi commence la saison 3 de Borgen*** à découvrir ce jeudi dès 20h50 sur Arte

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Les petites expérimentations d’Arte

Les petites expérimentations d’Arte

top-of-the-lake.jpgVendredi soir, Arte a bouclé la 3e saison des enquêtes de l’inspecteur Wallander et la rediffusion de la saison 2 de Borgen. La voilà fin prête pour aborder la saison 3 inédite des démêlées politiques de Birgitte Nyborg… dès jeudi soir. (Pour les distraits et/ou les retardataires, il est encore possible de rattraper les derniers épisodes sur Arte + 7)

Mais cette excellente série danoise (dont nous reparlerons, of course) ne doit pas masquer le reste du programme nomade et ambitieux affiché par Arte pour la saison 2013-2014. L’audace figure en effet en première ligne de la note de Judith Louis, directrice de l’unité Fictions d’Arte. Et, pour une fois, les intentions ne trompent pas. Il suffit pour s’en convaincre de jeter un œil sur les programmes proposés au cours de ces 10 derniers mois: Ainsi soient-ils, Borgen, The Hour, Real Humans, The Slap, …
Autant d’univers auxquels le grand public n’aurait jamais eu accès sans Arte. Exploratrice, la chaîne l’a toujours été sur le plan culturel. Mais depuis quelques saisons, elle a ajouté la fiction et les séries étrangères comme fils à son arc.

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6 bonnes raisons de regarder « Borgen »

6 bonnes raisons de regarder « Borgen »

borgen 3.jpgVous venez de vous rendre compte avec horreur que vous avez loupé le début de la rediffusion des saisons 1 et 2 de Borgen*** sur Arte (4 épisodes le vendredi soir depuis le 23 août). Pas de panique. Avec Arte +7, via le net, vous pouvez rattraper tout cela à votre rythme et à votre heure. En un peu plus de 36 heures, c’est jouable. Et enchaîner avec les 4 épisodes suivants diffusés dès demain soir à 22h25 (ou, à nouveau, choisir l’option du net).

Une bonne nouvelle qui en annonce une autre: la diffusion de la saison 3 inédite, dès le 3 octobre, sur Arte. Raison de plus pour se remettre en mémoire les ultimes démêlés de Birgitte Nyborg, première femme à occuper le poste de Premier ministre au Danemark. (La rediffusion de la saison 2 démarre le 6 septembre à 22h20 sur Arte) 

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A l’Est, les nouveaux territoires des séries

A l’Est, les nouveaux territoires des séries

Dont_ever_wipe_tears.jpgScandinavie, Rep. Tchèque, Pologne, Israël, Australie: les séries américaines et britanniques ne sont plus les seules à faire battre le coeur des sériephiles. La preuve en a encore été donnée tout au long de la semaine lors du Festival Series mania qui a vu défiler 15 000 fans, soit une croissance de 25% par rapport à l’an dernier. Spécialistes ou curieux, ils ont, une nouvelle fois, démontré leur soif de découverte en décernant le prix du public à la mini-série suédoise « Don’t ever wipe tears without gloves » (photo) qui retraçait, en trois épisodes, le début de l’épidémie du sida à Stockholm dans les années 80. Un engouement observé avec intérêt par les chaînes…

Nouvelle preuve de l’attractivité de la fiction scandinave, Arte vient d’annoncer qu’elle va coproduire avec la NRK (Norvège) Occupied, une série d’anticipation politique signée Jo Nesbo, «maître du polar scandinave». Présenté comme l’un des successeurs de l’auteur suédois Henning Mankell, Jo Nesbo a vu l’adaptation de son dernier roman, « Headhunter », récolter un immense succès au box-office scandinave, film acquis ensuite par plus de 50 pays.

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Real humans: My own private hubot

Real humans: My own private hubot

real humans.jpgC’est une fable cruelle. Rien à voir avec le conte de fée supposé de la cohabitation harmonieuse entre hommes et robots. Avec cette nouvelle série suédoise, on est davantage dans le récit d’anticipation analysant nos questions et réactions face à une réalité inattendue et dérangeante. Comme ce fut le cas face aux dangereux Cylons de « Battlestar Galactica » ou, bien plus tôt, encore avec le mythe de Frankenstein. Sauf que Real humans*** postule une dimension supplémentaire: le «conflit des apparences» avec des êtres qui ne sont pas réellement ce qu’ils semblent être.

Dans ce proche futur imaginé par Lars Lundström, les hommes ont façonné les hubots à leur image dans le but avoué d’alléger leur quotidien: tâches ingrates et/ou répétitives, basses besognes ou lourdes charges. Supermarchés, entreprises, homes pour personnes âgées: les hubots sont partout et s’occupent de tout, supervisés par une poignée d’hommes seulement.
Un poids et une importance jugés exagérés par une frange de la population se déclarant hostile à la cohabitation avec les hubots et regroupée sous le sigle «100% humains» (d’où le titre originel: « Akta människor » en suédois).

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Bron: Un corps sur un pont

Bron: Un corps sur un pont

bron.jpgCela pourrait être une banale affaire de meurtre. Mais le corps, coupé en deux, a été disposé à l’emplacement exact de la frontière entre Danemark et Suède, sur le pont qui enjambe l’Öresund…. Un pont magnifique soi-dit en passant.
Appelées sur place, les polices danoises et suédoises conviennent de travailler ensemble. Décision d’autant plus sage que les victimes – car la dépouille découverte est en fait constituée de deux corps distincts – renvoient rapidement à des disparitions et phénomènes inquiétants se déroulant de part et d’autre de la frontière.

Au-delà de l’originalité géographique et de l’ambiance générale (qui participe de la réputation des polars scandinaves), ce qui marque, dans Bron***, c’est l’étrange mariage entre deux flics que tout oppose. Un classique du genre, direz-vous, mais le personnage de Saga Noren est une sorte de synthèse. Obsessionnelle, jusqu’auboutiste et déterminée comme ses collègues Sarah Lund et Sarah Linder de «The Killing», elle offre une version encore plus borderline. Difficulté à communiquer, totale incapacité à l’empathie, l’inspectrice Saga Nören – boots et pantalon de cuir – est un cas.

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