Homeland saison 8 : Carrie et l’ennemi(e) intérieur(e)

Homeland saison 8 : Carrie et l’ennemi(e) intérieur(e)

Fin de parcours pour la plus célèbre (ex-) agent de la CIA de l’histoire des séries télévisées. Au terme de cette ultime saison d’Homeland (la 8e, pour ceux qui auraient perdu le fil) Carrie Mathison (Claire Danes) découvrira peut-être enfin qui est l’ennemi tapi dans l’ombre, qui tente de détruire les États-Unis de l’intérieur… Rendez-vous lundi à 21h sur Be tv (suite…)

Homeland saison 5 : le troublant reflet de la réalité

Homeland saison 5 : le troublant reflet de la réalité

homeland S5.jpgLe propos de la série Homeland*** a pu paraître exagéré lors de son lancement en 2011 mais depuis lors, les vagues successives d’attentats ont jeté une lumière neuve sur les agissements de la CIA.

Bien sûr, il s’agit de fiction et dans le monde réel un seul agent (Carrie Mathison) ne pourrait survivre à autant de missions. Mais les situations mises en lumière, les choix douteux qu’elles entraînent, les trahisons, bagarres d’ego et compromissions dévoilées ne sont pas si éloignées de la réalité.

Jouant à fond la carte des rebondissements et du suspense, Homeland continue à s’assurer la fidélité de son public même s’il est moins étoffé qu’aux premiers jours. Le facteur d’attachement et de curiosité fonctionne toujours d’autant que Showtime a décidé d’une profonde mue pour relancer l’aventure au coeur même de l’Europe, offrant par conséquent une résonance particulière à sa série.

Une saison en 12 volets à découvrir ce lundi dès 21h sur Be 1.

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Homeland: l’Amérique soigne son traumatisme

Homeland: l’Amérique soigne son traumatisme

Homeland

homeland.jpgDimanche soir, la 64e cérémonie des Emmy Awards a consacré des sujets politiques et contemporains. « Homeland » et « Game change » s’imposent côté drames, « Modern Family » persiste côté comédies. « Mad Men » repart bredouille.

Malgré l’alcool, l’élégance et le glamour, Madison Avenue a dû s’incliner face au Pentagone. Qu’on ne se méprenne pas : même s’ils ont échoué à décrocher l’Emmy Award de la meilleure série dramatique, malgré 17 nominations au total, les “Mad Men” n’ont pas du tout démérité. Car il était difficile, voire impossible – même après quatre ans de règne sans partage –, de résister à l’appel des soldats “présumés retournés” de la série “Homeland”. Une thématique qui agit comme une lame de fond bien au-delà des Etats-Unis.

Bâtie sur le thème de “l’ennemi intérieur”, la nouvelle création de la chaîne Showtime a fait le buzz dès les premiers épisodes diffusés en octobre 2011. Dix ans après les attentats, cette histoire de soldats, libérés après huit années de captivité en Irak, a ravivé les souvenirs du 11 Septembre. Pas pour prôner le retour de la “chasse aux sorcières” mais pour interroger nos préjugés, comme l’expliquait Howard Gordon, l’un de ses créateurs, rencontré, en juin, au dernier Festival de Monte-Carlo.
“L’idée était de présenter la complexité des questions qui se posent dix ans après le 11 Septembre. L’opposition entre liberté et sécurité, bien sûr, et la question de la peur, aussi. Devons-nous avoir peur et jusqu’à quel point ?”

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