par KTLoiDesSeries | 29 Mai, 2013 | Créateurs, Créatrices, France
Avec Marc Herpoux, Hervé Hadmar forme l’un des duos français les plus créatifs du moment. “Les oubliées”, “Pigalle, la nuit”, “Signature” : autant de scénarios nourris par leurs fantasmes et leurs délires ésotériques.
La quête obsessionnelle de Jacques Gamblin dans « Les oubliées« , c’est eux; le vertige de Jalil Lespert dans « Pigalle, la nuit« , eux aussi; la lente bascule de Sami Bouajila, ex-enfant sauvage devenu serial killer dans « Signature« , eux encore.
Physiquement, le duo Herpoux-Hadmar, c’est un peu Tif et Tondu, le talent créatif en plus. Leur binôme, devenu célèbre dans le Paf, est le résultat d’une alchimie, une lente maturation et un parcours parallèle entamé en 2006 par des découvertes partagées sur écrans blancs. « On a la même sensibilité, les mêmes envies de séries et les mêmes références cinématographiques. On s’amuse beaucoup en fait, on est potes avant d’être coscénaristes », détaille Hervé Hadmar.
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par KTLoiDesSeries | 6 Mai, 2013 | Créateurs, Créatrices, Europe, Histoire
Au pays des séries, les scénaristes sont rois. Ils créent et définissent l’univers et les personnages explorés, participent au choix des acteurs, des décors, de la musique et des costumes et ont, in fine, droit de vie et de mort sur chaque protagoniste du récit.
Par rapport au cinéma, où l’image prime aux yeux du public, ici ce qui compte, c’est le fait d’avoir une bonne histoire à raconter.
Comment, dans ce contexte très particulier, parvenir à s’imposer et à faire prévaloir son regard ? C’était la question inscrite en filigrane de la rencontre avec Agnieszka Holland, organisée la semaine dernière, dans le cadre du Festival «Séries mania» au Forum des images à Paris (cf. notes précédentes). Une rencontre riche et argumentée avec une réalisatrice qui n’a pas sa langue en poche.
Si elle est connue pour ses nombreuses réalisations sur grand écran (« Europa Europa », « Totale Eclipse », etc.), de nombreux créateurs de séries ont déjà fait appel au talent d’Agnieszka Holland. David Simon, par exemple, précurseur de la série complexe et moderne, l’a invitée à prendre part à l’inégalable roman sociologique The Wire mais aussi, ensuite, à la conception de l’excellente Treme (2010), plongée dans les plaies béantes de la Nouvelle-Orléans post-Katrina.
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par KTLoiDesSeries | 26 Avr, 2013 | Créateurs, Créatrices, Politique
Farhad Safinia, ce nom d’origine iranienne n’est pas encore très connu mais vu le parcours de son « propriétaire », ceci n’est plus qu’une question de mois. Derrière ce patronyme se «cache» en effet un jeune scénariste à la fois chanceux et talentueux, car le talent est souvent source d’opportunités. Comme on a pu en prendre conscience ce jeudi soir lors d’une rencontre à Paris.
Dans son premier film en tant que coscénariste, « Apocalypto » (2006), il réussit à embarquer Mel Gibson. La chance du débutant? Pas vraiment. «J’avais quelques photos compromettantes de lui » lâche-t-il en riant. La vérité, c’est que Farhad Safinia avait rencontré Mel Gibson sur le tournage de «La passion du Christ» où il a travaillé en tant qu’assistant et que le courant est très bien passé entre ses deux « immigrants » en Amérique. Mel Gibson étant australien d’origine.
Pour sa première série, Farhad Safinia n’a eu recours ni au chantage, ni à la pression; son thème parle de lui-même et attise toutes les ambitions. Il réussit à convaincre le grand Gus Van Sant de prendre la caméra et Kelsey Grammer, connu comme amuseur extraordinaire dans la série « Frasier », de devenir un héros de tragédie dans la lignée du « King Lear » de Shakespeare.
Car c’est de cela qu’il s’agit dans la série Boss : d’un homme prêt à toutes les infamies pour garder et accroître son pouvoir. Une version sombre et sans pitié de la politique bien plus proche de House of cards que de The West wing.
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par KTLoiDesSeries | 4 Fév, 2013 | Créateurs, Créatrices, Festivals, France
« En progrès mais peut mieux faire ». Voici le commentaire qui pourrait figurer sur le bulletin à l’export des séries françaises telles que « Engrenages », « Braquo » ou « Maison Close ».
Réunis à Londres à l’occasion du festival de séries TV “Totally Serialized”, les professionnels du secteur ont fait le constat que les séries télévisées françaises « se vendent désormais sur les marchés anglo-saxons mais restent handicapées par la langue et le peu d’épisodes produits ».
En effet, très souvent, une série française compte huit à douze épisodes par saison, produits tous les deux ans, là où une série américaine offre une nouvelle saison chaque année pouvant contenir jusqu’à 22 épisodes et une série britannique une saison annuelle de 8 à 12 épisodes.
Un problème de rythme de production qui serait lié au manque de “scénaristes expérimentés”, selon Dominique Jubin, directrice adjointe de la fiction de Canal+.
“C’est dur de faire patienter une audience pendant deux ans. Avec plus de volume, les clients étrangers achèteraient plus facilement”, explique Alexandre Piel, de la société Zodiak.
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par KTLoiDesSeries | 26 Jan, 2013 | Créateurs, Créatrices, Histoire
Après le temps de l’ascension, vient celui de la confrontation entre Nucky Thompson (Steve Buscemi) et son fils spirituel, Jimmy Darmody (Michael Pitt). Une trahison qui va gangréner la relation entre les deux hommes tout au long de cette deuxième saison.
“La relation au père est au cœur de “Boardwalk Empire”, nous explique son créateur Terence Winter, rencontré en septembre dernier. Très certainement, parce que c’est une problématique personnelle : j’ai perdu mon père quand j’étais très jeune, cela a créé un grand vide dans mon existence et cela me bouleverse aujourd’hui que je suis père à mon tour. C’est aussi ce qui m’a fait rechercher, dans ma vie professionnelle, des “mentors” comme David Chase (créateur des « Soprano »). Dans “Boardwalk Empire”, l’histoire de Jimmy rappelle la tragédie d’Oedipe… Dès le départ, je savais que les choses allaient mal tourner entre Nucky et Jimmy depuis ce fameux jour (de la saison 1) où Jimmy dit à Nucky qu’il ne peut pas être « à moitié gangster »… »
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par KTLoiDesSeries | 28 Déc, 2012 | Créateurs, Créatrices, Drame, Politique
Il a fait ses armes de jeune scénariste en 1993 et 1997 sur « X-Files » et « Buffy contre les vampires ».
En 2001, il fait partie de l’équipe de « 24 heures chrono », série dont il a été l’un des scénaristes, durant les 8 ans qu’a duré le show, et le showrunner (responsable de tous les choix artistisques) des dernières saisons.
Lancée en 2011, « Homeland » vient d’achever sa deuxième saison aux USA. Une troisième est déjà en préparation.
En 2012, il s’attache au destin d’« Awake », série avec Jason Isaacs, qui n’a pas eu le même succès et n’a duré qu’une seule saison.
En 2013, il devra se partager entre trois nouveaux projets: « Anatomy of violence” avec Alex Gansa, série adaptée du livre d’Adrian Raine (CBS); “Tyrant” où il retrouve Gideon Raff, créateur israélien de “Hatufim”, la série qui a inspiré “Homeland”. Avec lui, il va développer cette série qui suit une famille américaine, coincée dans un pays du Moyen-Orient en pleine émeute, pour la chaîne FX. Enfin, dans son projet “Legends”, le comédien Sean Bean campera un agent caméléon de la CIA, pour la chaîne TNT.
Au terme de cette année, le nom d’Howard Gordon ne sera donc plus ignoré du grand public…
Rencontré en juin dernier dans le cadre du Festival de Monte-Carlo – avant le lancement de la saison 2, donc – Howard Gordon a détaillé les questions posées par la série.
Pour rappel: Be séries entame la diffusion de la saison 1 ce samedi à 20h45.
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