Les liens entre écrans et haute couture sont largement scrutés et entretenus dans de nombreuses séries depuis “Sex and the city”. Plongée en coulisses
Bien avant le film House of Gucci (2021), dévoilant les luttes fratricides et guerres d’ego au sein de la célèbre maison, le film Le Diable s’habille en Prada (2006), porté par des personnages féminins forts, a mis en lumière le travail acharné et l’univers ultra-concurrentiel de la mode.
Pendant des années, il est resté le plus gros budget de l’histoire en termes de costumes (35 millions de dollars). La costumière et styliste américaine Patricia Field avait en effet été chargée d’y constituer un vestiaire 5 étoiles pour les comédiens principaux : Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci. Certaines grandes maisons, peu effrayées par les soi-disant menaces du magazine Vogue, furieux d’être singé à l’écran, ont accepté de jouer le jeu en prêtant quelques pièces de prestige. C’est le cas de Chanel, Marc Jacobs, Calvin Klein, Valentino et Prada. Bien leur en a pris, vu le succès du film et ses résultats au box-office (326 millions de dollars engrangés à travers le monde).
Le film vaudra un Golden Globe à Meryl Streep, redoutable dans le rôle de Miranda Priestly, personnage inspiré d’Anna Wintour, directrice du célèbre magazine de mode américain.

La suite du premier roman, Revange wears Prada sort en 2013. Il est adapté en 2026 avec le même casting, visible depuis mercredi en salles. À noter que la costumière Patricia Field a aussi travaillé sur les séries Sex and the City et Emily in Paris.
Dans les séries, Paris sera toujours Paris
Sex and the city, The Bold type, Emily in Paris : de nombreuses séries sont ancrées dans le milieu de la mode sans en dévoiler forcément les dessous avec réalisme, faisant de la Haute couture un Graal ou une source d’inspiration. Darren Star, créateur de deux des trois univers précités, riches en tulle et froufrous, y fait concurrence à Ryan Murphy dont les séries Pose et Ratched, entre autres, ont imposé un style, une griffe…
En 2024, on a assisté à un véritable défilé de séries ancrées dans les coulisses des grandes maisons de couture ou proposant des biopics de grandes figures de la mode : The New Look, Becoming Karl Lagerfeld, Cristobal Balenciaga et La Maison, saga familiale dans les coulisses du prêt-à-porter de luxe.

Si toutes ne se révèlent pas aussi percutantes, se contentant parfois de survoler leur sujet, certaines tentent de démontrer comment l’ambition personnelle, la création artistique, les enjeux économiques et les évolutions sociétales ont pu s’entremêler pour révolutionner le contenu de nos vestiaires. Et ce n’est pas fini…
“Glamsquad”, l’après-« Dix pour Cent”
Six ans après Les Sauvages pour Canal+, la réalisatrice Rebecca Zlotowski revient à la série. Elle s’apprête à signer Glamsquad, nouvelle création originale co-créée avec Olivier Nicklaus et réalisée aux côtés d’Agathe Riedinger.
La série suit trois jeunes talents du département HMC – Habillage, Maquillage, Coiffure – qui préparent les stars en coulisses, donnant à cette fiction un petit air de prolongement de l’ambiance de Dix pour Cent. Bien décidée à s’imposer dans un univers impitoyable,la team s’infiltre dans les sphères les plus exclusives : Fashion Week, Festival de Cannes,… Mais la route vers les sommets est semée d’embûches.
Au casting, on retrouvera Arcadi Radeff, Antonia Buresi, Lucie Goudeau et Natacha Krief, entre autres. La série, déclinée en six épisodes de 40 minutes, est attendue sur Prime Video.
Karin Tshidimba
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