minuscule 3.jpgIl arrive que le grand Saint refile deux ou trois idées au Père Noël. C’est le cas cette année avec Minuscule***, un coffret DVD maousse costaud qui reprend l’intégrale de cette série animée en 3D. Placée en décors naturels, elle explore la vie privée de nos “amis” les insectes qui s’y révèlent avec leurs tempéraments de “stars”.

Connaissez-vous Le pont de la rivière Bzzz et La fourmilière infernale ? Non? Quelle chance, vous avez: il vous reste tant d’univers à découvrir… Les Editions Montparnasse viennent en effet d’éditer les deux saisons largement acclamées par la critique*. Soit 175 petites histoires sans paroles, délicieusement saupoudrées d’humour et de poésie qui démontrent une fois encore le formidable attachement du public et des créateurs au format court. Et rappelle que les séries ne doivent pas forcément être bavardes et/ou tapageuses pour toucher un large public, l’imagination restant la meilleure arme de la création.

On y croise une coccinelle fanfaronne, une sauterelle qui ne se lasse pas de catapulter ses voisins et voisines à tous bouts de champ, une chenille obèse, des fourmis bâtisseuses de pyramides, une mouche exploratrice et débrouillarde, un escargot rêveur,…
En fait, il se passe des tonnes de micro événements dans les forêts, les jardins, les clairières et les champs alentour. On aurait d’ailleurs tort de croire que tous les insectes se ressemblent. Car on découvre des individus roublards et des fiers à bras, une abeille flemmarde mais futée, une guêpe qui se rêvait cosmonaute, des mouches bagarreuses et des fourmis zélées. Tout un bestiaire prêt à affronter de multiples dangers: voitures trop rapides, fenêtres et portes qui claquent, ponts qui s’effondrent et on en passe…

minuscule 1.jpgGrâce à ces épisodes de 4 à 5 minutes, on assiste à un tas d’aventures, filmées à hauteur de bestioles, sans sombrer dans un excès d’anthropomorphisme.
Sous-titrée «La vie privée des insectes», cette série créée en 2006 par Thomas Szabo et Hélène Giraud a d’ailleurs donné naissance à un long métrage baptisé «La vallée des fourmis perdues». Une nouvelle occasion de lever un coin du voile sur les activités de nos amis à six ou huit pattes, avec ou sans ailes, que l’on ignore le plus souvent.

Les mots manquent pour décrire la vision «octuplée» de l’araignée ou celle fragmentée de la mouche, mais tout s’éclaire au fil des épisodes et l’on vole de surprise en surprise grâce à ce mélange d’animation en 3D déjantée et d’images de la campagne réelles.

La narration subtile et décalée y est soutenue par des bruitages inventifs qu’on jurerait inspirés de Tex Avey, sans oublier le judicieux choix de la musique. En un mot comme en cent: cette production Futurikon et Mac Guff Ligne pour le compte de France 2 et Disney Channel est MAJUSCULE.
KT

nb: * le coffret coûte environ 50 €

Intéressés pas les dessous de cette série ? On pourra (re)lire ici les secrets de fabrication distillés par l’auteur et réalisateur Thomas Szabo.