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Mariska Hargitay, actrice militante sur et hors écran, primée à Monte-Carlo

Mariska Hargitay, actrice militante sur et hors écran, primée à Monte-Carlo

Parfois la réalité et la fiction se rapprochent inévitablement. C’est le cas de la carrière de l’actrice Mariska Hargitay saluée et célébrée en ouverture de ce 58e Festival de Télévision de Monte-Carlo à travers la remise d’une Nymphe de cristal.

Venue en famille à Monte-Carlo, avec son époux, l’écrivain, acteur et producteur Peter Hermann et leurs trois enfants, Mariska Hargitay s’est montrée très émue de la statuette reçue des mains du Prince Albert de Monaco.

Un Golden Globe et un Emmy

Il faut dire que la comédienne est très attachée au rôle d’Olivia Benson auquel elle vient de consacrer près de 20 ans de carrière. Un personnage qui l’a propulsée pour la première fois en haut de l’affiche en 1999, dans New York Unité Spéciale mais qui trahit aussi ses convictions et ses préoccupations en dehors de l’écran.

Choisie par le puissant producteur Dick Wolf pour incarner cette redoutable et opiniâtre enquêtrice à la tête de l’Unité spéciale pour les victimes d’agressions sexuelles (Law & Order SVU, en VO), Mariska Hargitay a engrangé huit nominations en tant que meilleure actrice dans une série dramatique, avant de finalement recevoir l’Emmy Awards en 2006. Elle a aussi été gratifiée d’un Golden Globe en 2005.

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Les scénaristes belges sur la trace des séries scandinaves

Les scénaristes belges sur la trace des séries scandinaves

Entre Belgique et Scandinavie, il y a plus qu’une proximité géographique en matière de production de séries. « Les Scandinaves proposent un modèle de production de séries qui correspond davantage à ce que nous faisons en Europe », détaille Sylvie Coquart, responsable de l’Unité Fiction à la RTBF.

« Aux USA, c’est très hiérarchisé, il faut écrire très vite, il y a un calendrier précis pour présenter et produire sa série. Le mode opératoire US met en avant la figure du showrunner qui a beaucoup de responsabilité mais est un scénariste qui a 10 ans d’expérience, a été sur les plateaux et connaît tous les rouages. Ce qui n’est pas encore le cas des scénaristes belges. »

La semaine dernière, Sylvie Coquart-Morel, responsable de l’unité Fiction à la RTBF (photo du milieu), invitait au nom de l’Atelier du Fonds des séries belges deux réalisateurs et un producteur de séries scandinaves afin de répondre aux questions des futurs créateurs de séries belges (cf. note précédente). En réponse à nos questions, elle souligne les points communs entre Belges et Scandinaves et les avantages du modèle européen.

En photo: Bård Fjulsrud et Håkon Briseid, créateurs de la série Borderliner (disponible sur Netflix) deux des invités de l’Atelier du Fonds des séries belges.

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« Souviens-toi »: enquête au cœur du cerveau d’un enfant

« Souviens-toi »: enquête au cœur du cerveau d’un enfant

Souviens-toi dessin.jpg« Dans Souviens-toi, je joue le rôle d’une pédo-psychiatre qui accompagne une fillette, Madeleine, devenue muette à la suite d’un important traumatisme: toute sa famille a été assassinée devant elle. Or cette praticienne a elle-même vécu un traumatisme majeur. J’ai beaucoup aimé cette partie de l’intrigue qui parle des nœuds familiaux et est enracinée dans l’humain. C’était une belle écriture, assez profonde » a expliqué Marie Gillain lors de sa rencontre avec la presse lors du Festival de Monte-Carlo.

Sous des dehors faussement classiques, cette « série policière développe une part plus intimiste autour des relations humaines et des traumas » souligne la comédienne.

Dans Souviens-toi** Marie Gillain soigne une fillette devenue amnésique suite à un drame. Un thriller psychologique en six épisodes à suivre ce jeudi sur La Une, à 20 h 55.

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Michael C. Hall : “Après Dexter, je suis heureux de jouer un type normal”

Michael C. Hall : “Après Dexter, je suis heureux de jouer un type normal”

Safe série.jpg« Après avoir joué tant de personnages bizarres et de relations compliquées, j’étais tout simplement heureux de camper un type normal (Tom) auquel des choses vraiment étranges arrivent plutôt qu’un type totalement bizarre (Dexter) qui tente de se fondre dans la masse des gens normaux, je pense. Et puis, j’étais assez excité de voir où tout cela allait nous mener. »

Face à la proposition de l’écrivain Harlan Coben de porter sa deuxième série originale Safe**, Michael C. Hall, star de Dexter et de Six feet under, n’a pas hésité. L’histoire suit quatre familles vivant dans un lotissement fermé, un quartier résidentiel sécurisé, d’où deux adolescents disparaissent. L’une des deux est la fille de Tom qui décide de mener lui-même l’enquête.

« Ce qui était drôle dans Dexter, c’était de jouer quelqu’un qui est vraiment dans le contrôle de son monde et de son univers et puis, peu à peu, les choses dérapent et se délitent. Tandis que Tom se bat dès le départ parce que la disparition de sa fille a fait vaciller son monde. »

La série, déclinée en huit épisodes, est à découvrir sur Netflix à l’international.

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« Matt Jamison est un fanatique » admet l’acteur Christopher Eccleston

« Matt Jamison est un fanatique » admet l’acteur Christopher Eccleston

christopher eccleston.jpgAvec son regard intense, mêlant douceur et ironie, Christopher Eccleston est un visage qu’on n’oublie pas. Un interprète qui impose sa stature partout où il passe.
Après son implication dans Doctor Who et un nombre impressionnant de séries britanniques ou intrenationales (Fortitude), son rôle de pasteur illuminé dans The Leftovers, la série de Damon Lindelof pour HBO, l’a replacé au centre de l’échiquier télévisuel.

« J’ai toujours voulu faire partie de l’aventure d’une série HBO car j’étais fasciné par le fonctionnement de leurs ‘writing rooms’. En Grande-Bretagne, le processus est tout à fait différent. Vous recevez un texte avec un début, un milieu et une fin et vous savez où vous allez. Jimmy Mc Govern et Russel T. Davies, avec qui j’ai beaucoup travaillé, fonctionnent comme cela. Alors qu’ici, je savais que ce serait une sorte de ‘work in progress’ et qu’il faudrait s’adapter. Mais une fois que vous savez avec quel showrunner vous vous engagez, et qu’il s’agit de quelqu’un d’intelligent, vous savez que ce processus de création sera intéressant… J’avais beaucoup discuté avec Damon Lindelof. Une discussion informelle sur notre rapport à la religion, entre autres, l’a décidé à donner plus de place au personnage de Matt Jamison qui ne fait que deux pages dans le roman (“Les disparus de Mapleton” de Tom Perrotta, NdlR). Les showrunners profitent toujours de ce type de conversation pour vous étudier », glisse le comédien avec un air entendu.

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