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River: une enquête de police au parfum de folie douce

River: une enquête de police au parfum de folie douce

river 2.jpgEcrire une série à propos d’un policier endeuillé et fragilisé, il fallait oser mais la scénariste Abi Morgan n’a pas peur de grand chose et a déjà eu l’occasion de le prouver.
Sa nouvelle création River*** produite par la BBC en octobre dernier et distribuée par Netflix, démontre une nouvelle fois sa parfaite appréhension des émotions humaines. Comme on a pu le constater la semaine dernière au Festival de Biarritz (Fipa).

S’extirpant des limites du genre policier – l’enquête, les relations compliquées avec la hiérarchie, les tensions avec la presse, avec les avocats et les suspects -, Abi Morgan réussit à composer un tissu humain riche et attachant, une réflexion « full sentimental » mêlant humour noir, mélancolie et échos de l’ultra moderne solitude, en six épisodes seulement.

John River n’est pas un flic au mental particulier de plus. Intuitif et brillant, il est profondément perturbé et ne vit pas cette particularité sans souffrance ni remise en question. La disparition brutale de sa coéquipière Stevie n’a fait qu’accroître son désarroi, aggravant sa béance intérieure et sa solitude. Car on ne parle pas ici de tocs folkloriques, de QI révolutionnaire ou d’équations mathématiques farfelues, non il s’agit vraiment d’un état psychologique tangent. Du genre de ceux que n’hésitent pas à mettre en lumière les adeptes du Scandinoir. Un style auquel l’acteur suédois Stellan Skarsgard renvoit forcément.

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Wolf Hall: l’Histoire sans fureur ni ébats

Wolf Hall: l’Histoire sans fureur ni ébats

wolf hall 5.jpgWolf Hall*** prend le contrepied des séries historiques qui ont fait florès ces dernières années: Rome, Les Tudor, Borgia, Versailles,… Toutes plus clinquantes et tapageuses, emplies de bruit et de fureur. Filmée à hauteur de personnage, à la manière du documentaire, pratiquement sans musique ni lumière additionnelle (si ce n’est celles, discrètes, montrées à l’écran), elle saisit un quotidien relativement simple, loin des fastes de la cour et des palais, et des données politico-religieuses, au contraire, très complexes dans cette Grande-Bretagne en pleine mutation.

Faire «des films sur des gens ordinaires placés dans des situations extraordinaires» tel est le credo de Peter Kosminsky, documentariste de formation, car les conflits sont d’extraordinaires révélateurs de «ce genre de cheminement personnel». Cette préoccupation est constante dans sa filmographie, un travail au plus près du réel dont Arte a souvent été la partenaire au fil des années (cf. note précédente). Avec Wolf Hall, il insuffle la vie à une page d’Histoire anglaise, récit à découvrir ce jeudi dès 20h55.

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Peter Kosminsky dans les pas des Tudor

Peter Kosminsky dans les pas des Tudor

peter kosminsky.jpgLe formidable « Warriors – L’impossible mission » (1999) où il démonte l’engrenage dans lequel se trouve pris un bataillon britannique, engagé en Bosnie sous l’égide des Nations unies, c’était lui.
The Project « Les années Tony Blair » (2002), chronique de l’accession au pouvoir du nouveau parti travailliste en Grande-Bretagne, lui aussi.
L’affaire David Kelly (2005) sur le suicide de cet expert en armement nucléaire et l’implication du gouvernement britannique dans la guerre en Irak, lui encore.
The Promise « Le serment » (2011), plongée au cœur du conflit israélo-palestinien 
à travers le destin de soldats britanniques stationnés 
en Palestine, lui toujours.

En 2015, riche de toutes ces expériences, Peter Kosminsky (photo) se penche, avec Wolf Hall***, sur l’Histoire des Tudor, lignée cruciale dans l’histoire de la monarchie britannique. Un récit en six épisodes à découvrir dès ce jeudi à 20h55 sur Arte.

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Quitter Downton Abbey à regret

Quitter Downton Abbey à regret

downton abbey 61.jpegMalgré le happy end recherché et certaines entourloupes et facilités rendues nécessaires par un rythme enlevé – la fin était proche…-, la saison finale de Downton Abbey a évité de sombrer dans le mièvre.

Préservant la ligne de vie de ses personnages jusqu’au bout, Julian Fellowes a organisé un chassé-croisé du meilleur effet entre l’intransigeant Carson, la conciliante Mrs Hughes (photo du bas), l’effacé Mr Molesley et la fragile Baxter. Anna, la parfaite confidente, et le dévoué Mr Bates, l’infatigable Mrs Patmore et l’irritante Daisy y ont tous pris leur part sans oublier le fameux mouton noir, Thomas Barrow.
Donnant une dernière fois vie, avec brio, au microcosme de Downton Abbey, l’auteur l’a conduit à reprendre son destin en main au terme d’épreuves non négligeables. Chaque personnage ayant une série d’options à déterminer et à assumer, au fil des 9 chapitres de cette ultime saison 6, afin de se bâtir un avenir plus radieux.

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Le plein de séries (2): Noël à la sauce anglaise

Le plein de séries (2): Noël à la sauce anglaise

luther 3.jpgLes christmas gifts sont une tradition bien ancrée en télévision et particulièrement prisée au royaume des séries britanniques. Pas une création de la fière Albion qui n’ait son épisode spécial parfumé à la cannelle ou à la sauce worcestershire. Car qui dit épisodes spéciaux ne dit pas forcément guimauve et happy end. L’idée étant de créer l’événement, le suspense et le thriller sont largement admis.

1– On pourra d’ailleurs le vérifier dès ce soir avec le retour de Luther qui a permis depuis bien longtemps à Idris Elba de supplanter le Père Noël dans le coeur de ces dames. Voilà d’ailleurs deux ans que l’attente se prolonge, de quoi faire sérieusement monter la fièvre de tous les fans de ce policier borderline. Une enquête en deux parties, à suivre ce mardi (à 22h) et le suivant, qui annonce son retour sous les meilleurs auspices.

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Canal+ se lance sur la piste des Balkans et des Pink Panthers

Canal+ se lance sur la piste des Balkans et des Pink Panthers

panthers.jpgTout commence par un «banal» braquage de bijouterie à Marseille. Trois hommes déguisés en peintres aspergent la directrice de peinture rose et empochent les plus gros diamants. Très vite, la police les prend en chasse et blesse l’un d’entre eux. Malgré leur valeur, les diamants sont invendables en raison du décès d’un enfant durant la course-poursuite. Les malfrats, d’origine serbe, sont alors forcés de trouver un revendeur en dehors du pays. Si la police est à leur trousse, une experte en diamants, engagée par l’assurance, est également sur leurs traces. Elle connaît très bien leur ville d’origine, Belgrade, pour y avoir servi durant la guerre.

Ainsi débute The last Panthers, nouvelle série coproduite par Canal+ et Sky Atlantic. Déclinée en six épisodes, elle est portée par Samantha Morton, Tahar Rahim, John Hurt et Goran Bogdan. Attendue le 26 octobre sur Canal+, elle sera diffusée en décembre sur Be TV.
Séduit par les deux épisodes découverts en avant-première, David Bowie a accepté d’en composer le thème « Blackstar » diffusé en ouverture de chacun des épisodes de la série. Un “rêve éveillé” selon les termes du réalisateur suédois Johan Renck (« Bloodline », « Bates Motel »).

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