arrow 3.jpgSon nom est Queen, Oliver Queen (Stephen Amell). Tout droit sorti de son univers de bande dessinéeil avance masqué. Attention, contrairement à d’autres super-héros tels Superman, Arrow* ne dispose d’aucun super pouvoir ni de capacités mentales particulières. Son profil est plus proche de celui d’un XIII – milliardaire, beau gosse et plutôt musclé – qui aurait pris Thierry la Fronde comme modèle.

Le voici de retour après cinq années passées sur une île déserte, alors que tout le monde le croyait, noyé ou enterré. Le jeune héritier est revenu avec une mission en tête: ramener la justice dans sa ville, Starling city.
Pendant son séjour loin du monde civilisé, il a en effet eu tout le temps d’acquérir les capacités physiques (force, agilité, adresse) et les connaissances (médecine par les plantes et contre-poisons) nécessaires à sa double vie secrète. Car il a bien l’intention de suivre, dès son retour, la liste des gens dangereux et corrompus à éliminer. Une façon de venger la mémoire de son père, décédé alors qu’il était rongé de remords face aux dégâts causés par ses semblables. Ca, c’est pour le côté Revenge.

Comme Dexter qui s’est donné pour mission d’éliminer les êtres nuisibles, Oliver alias Arrow fait référence à son code: les personnes qu’il recherche ont toutes causé nombre de malheurs et de décès autour d’elles. Une liste – établie par son père avant sa mort – où les obscurs financiers ou patrons d’entreprises côtoient les membres de la mafia russe. La série, qui ne lésine pas sur les scènes d’action, emprunte aux codes de l’univers des Comics avec rebondissements à foison et grandes tirades sur la Justice ou les notions de Bien et de Mal.
Sans oublier de fréquents flash-backs permettant de découvrir l’entraînement et la transformation d’Oliver, sur son île lointaine au large de la Chine. Lieu où il s’est doté d’un corps de combattant ultime et d’un mental d’acier que ne dénigrerait pas le Jack Bauer de 24h chrono.

Entre sa soeur écervelée et sa mère qui cache un lourd secret, Oliver/Arrow doit aussi composer avec les soupçons du père de son ex-fiancée, par ailleurs policier chevronné. Une situation délicate et hors normes dont ne s’embarrassait pas le héros de l’anti-terrorisme US.

En octobre 2012, le lancement de la série Arrow a réalisé les meilleurs scores, sur la chaîne The CW, depuis le lancement en 2009 de Vampire Diairies. Des scores qui n’ont pas été démentis tout au long de la diffusion des 23 épisodes de la 1ère saison.
Visiblement, malgré les libertés prises avec les planches originales, l’adaptation de la BD (datant de 1941) n’a pas déplu aux fans qui ont apprécié de retrouver sur le petit écran «Green Arrow», combattant ultra efficace issu de l’univers de DC Comics. Membre très actif de la «Justice League of America» (JLA), il est le comparse de “Green Lantern” dont il a réveillé l’engagement au service des opprimés. Un profil remis aisément au goût du jour en cette période de crise et d’incertitude sociale.

Plébiscitée par un public jeune, accro aux super-héros, la série a été renouvelée sans l’ombre d’une hésitation. Elle aura d’ailleurs de la compagnie avec le lancement, en octobre, toujours sur la chaîne The CW, de la série The tomorrow people (cf. note précédente).
Arrow entame son parcours sur La deux RTBF ce dimanche à 20h (3 épisodes). Cette fois, c’est sûr, c’est la rentrée, fin du repos, pour les héros.
KT