Cette semaine, il va falloir s’organiser.

Car si le mois de février s’est révélé plutôt pépère en termes de nouveautés, la première semaine de mars bourgeonne littéralement.

 

hatfields & mccoys.jpgDès dimanche, on pourra découvrir Hatfields et McCoys** sur Be1 à 20h55 (ou jeudi à 22h25), le fameux face-à-face entre Bill Paxton et Kevin Costner qui a valu à ce dernier un Emmy award et un Golden Globe de meilleur comédien dans une mini-série.

L’histoire, véridique, est celle d’une vengeance et de la guerre sans merci que se sont livrées deux familles de « colons » sur fond de dissensions et d’honneur bafoué. Un récit qui fait partie intégrante de la mémoire du grand Ouest américain, post-guerre de Sécession (1865). Cette mini-série en 3 épisodes marque aussi les retrouvailles entre Kevin Costner et Kevin Reynolds dans un genre, le western, qui leur colle littéralement à la peau.
Amateurs du genre (vols de bétail, bagarres, meurtres, expéditions punitives, poussière et passion) cette saga historique s’étalant sur près de trois décennies est faite pour vous. Un récit en trois chapitres: dimanche 3, 10 et 17/3.

 

Si vous l’avez ratée, dimanche sera aussi jour de l’intégrale de Kaboul Kitchen**. Soit 12 épisodes proposés à la suite de 16h30 à 22h10 sur Be séries. Humour, magouilles et désillusions au pays des Mollahs avec les formidables Gilbert Melki et Simon Abkarian, un cocktail qui aurait mérité d’être plus détonant encore (cf. note précédente).

Lundi, on monte encore d’un cran avec la 4e saison d’Engrenages***, série judiciaire qui explore avec minutie les rouages de la police et de la justice en compagnie de six personnages aux profils bien marqués: trois flics, 2 avocats, un magistrat. Centrée sur les actions illégales et subversives de l’ultra-gauche, cette nouvelle salve (12 épisodes) aborde la délicate question des sans-papiers en France, prouvant une fois encore sa propension à se frotter aux questions qui fâchent vraiment. Autant de qualités qui en font, sans doute, la meilleure série française du moment, une qualité reconnue aussi sur le plan international: son visa affiche pas moins de 70 tampons.  Enquête à suivre, donc, sur Be 1 à 20h55 (ou le jeudi à 20h45) (cf. notes précédentes).

 

Mercredi, on souffle un peu. Soit en rattrapant Person of interest**, l’intrigante série avec Jim Caviezel et Michael Emerson, qui démarre sur TF1 à 20h50, après sa diffusion sur la RTBF (cf. la critique). Soit en découvrant deux nouveautés déclinées dans des univers assez formatés.
Perception* s’inscrit en effet dans la catégorie « consultants avec don » apportant leurs capacités de décryptage au FBI, façon « Mentalist » ou « Castle ». Dans le rôle du neuroscientifique, schizophrène et paranoïaque, on retrouve Eric McCormack (ex-Will & Grace). Un univers curieux et touchant à découvrir à 21h25 sur RTL-TVI (cf. note précédente).
Enfin, avec Breakout kings*, les nostalgiques de « Prison Break » auront le plaisir de renouer avec les poussées d’adrénaline propres à l’univers carcéral et même d’y recroiser l’impressionnant T-Bag (Robert Knepper). Conçue par deux scénaristes de l’aventure Scofield, cette série dévoile, à chaque épisode, une nouvelle façon de se faire la belle. Postulant la collaboration entre forces de police et ex-taulards, elle a été annulée après deux saisons (23 épisodes) seulement. A tester (ou pas) sur TF1 à 23h15

 

Jeudi, on renoue avec l’Histoire, la vraie, celle qui retrace les balbutiements de l’investigation à la télévision britannique dans The Hour***. Un look glamour délicieusement rétro, une sombre histoire de meurtre et un décryptage de l’évolution du journalisme télévisé sont quelques-uns des atouts de cette excellente création british. Auxquels il faut encore ajouter l’immense Dominic West (ex-The Wire), acteur hors pair. Une série à suivre à la trace, le jeudi à 20h50 sur Arte. On en reparle très vite…

D’ailleurs, pour fêter ça, vendredi, on fait sauter la banque, à l’instar des parieurs fous de Luck**, série ancrée au cœur du milieu hippique avec ces jockeys, entraîneurs, éleveurs et bookmakers. Malgré une distribution trois étoiles (Dustin Hoffman et Nick Nolte devant la caméra, David Milch et Michael Mann derrière), la série n’a pas réussi à saisir sa chance, s’avérant d’un abord plutôt complexe. La mauvaise publicité, entraînée par la mort de trois chevaux sur le tournage, a eu raison de ses ambitions. Restent 9 épisodes qui ne manquent pas d’allure, à découvrir sur Be séries à 20h45. (cf. critique)

Huit séries inscrites sur la ligne de départ des petits écrans franco-belges en six jours à peine – sans compter toutes celles qui courent déjà: Homeland, Game of Thrones, etc. – pour une fois, on ne pourra pas dire qu’il n’y a rien de bien à la télé.

KT