Et si la fiancée d’Edmond Dantès ne s’était pas résignée ? Mue par la colère et la soif d’en découdre, Mercédès Herrera part au combat dans cette série conçue pour TF1 et Netflix. A voir dès ce 3/11 sur La Une RTBF.
Après l’impressionnant succès en salles de Pierre Niney en 2024, dans la nouvelle version du Comte de Monte-Cristo, on pensait ne plus rien avoir à apprendre du célèbre roman d’Alexandre Dumas… Mais la grande idée des scénaristes, Djibril Glissant et Gaia Guasti, est d’exhumer des pans moins connus du roman et de changer deux paramètres de l’équation.
D’abord, faire de la fiancée d’Edmond Dantès, Mercédès Herrera, un être qui ne renonce pas et se bat. La jeune femme, elle-même en délicatesse avec la justice, est amenée à concrétiser la vengeance de son grand amour, après son enfermement au château d’If.
L’ingéniosité plutôt que l’argent ou la force
En dévoilant les ressorts de cette machination, les auteurs nous entraînent dans les coulisses de la fabrication de cette vengeance, y compris par le biais du théâtre en ombres chinoises. Un ample récit qui prend tout son sens quand on sait avec quel soin Edmond Dantès a bâti sa légende dans le livre originel. Ce rôle, sa fiancée Mercédès l’endosse avec panache dans la série, en privilégiant l’ingéniosité plutôt que la richesse t ou la force pour accomplir son grand dessein.

L’idée n’est pas de se concentrer sur les grandes scènes de révélation et les coups d’éclat du mystérieux Comte mais, au contraire, de montrer comment Mercédès se sert de son imagination et de la mystification pour parvenir à ses fins. Une stratégie patiemment élaborée au cours de son long apprentissage sous la direction de l’abbé Faria. Un ermite érudit et poète campé par un épatant Denis Lavant. Visuellement, l’épisode 2, mêlant images mentales et fantasmagories, est d’ailleurs l’un des plus originaux de ce récit au long cours.
Une veuve vengeresse
La pièce maîtresse de cette partie d’échecs est bien sûr la comédienne Audrey Fleurot, propulsée en tête des projets les plus ambitieux grâce au succès retentissant de la série HPI. Productrice de la série, à travers sa société Bahia Blanca, l’actrice y donne libre cours à sa passion du déguisement, des grandes sagas et des récits en costumes d’époque.
Citant William Shakespeare, l’abbé Faria lui conseillait d’apprendre à jouer plusieurs rôles et à “profiter ainsi de la possibilité de vivre dans mille costumes”, une aptitude-clé dans le succès de son entreprise, selon lui. Aux côtés de la Comtesse de Monte-Cristo, Simon Ehrlacher campe un formidable Bertuccio, homme de confiance et aide de camp tout-terrain.
Un affrontement au féminin
Le dernier atout de cette recréation en huit épisodes du célèbre roman d’Alexandre Dumas est le rôle dévolu à Héloïse, l’épouse du procureur de Villefort (Kad Merad), campée par Zabou Breitman, femme ambitieuse, fourbe et redoutablement arriviste. Car c’est bien elle qui est à l’origine de la machination contre Edmond Dantès fourbie avec l’aide du Baron Danglars (Eric Elmosnino) et du cousin de Mercédès, Fernand de Morcef (Thierry Godard).
L’affrontement pressenti entre ces deux femmes déterminées et intrépides pimente cette ambitieuse saga tournée l’automne dernier entre Malte et la République tchèque, pour le compte de TF1 et Netflix. L’un des projets les plus chers portés par la chaîne privée française qui entamera sa diffusion à partir du 16 novembre.
Karin Tshidimba
La Comtesse de Monte-Cristo**** Méfiez-vous des femmes intrépides Création Djibril Glissant et Gaia Guasti Réalisation Djibril Glissant et Leonardo D’Antoni Avec Audrey Fleurot, Kad Merad, Zabou Breitman, Thierry Godard, Eric Elmosnino, Olivia Côte,… Sur La Une, dès le 3 novembre, sur TF1 dès le 16 novembre et ensuite sur Netflix (8 x 52 minutes)
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