Sélectionner une page

Plongée troublante dans l’univers numérique qui nous entoure, la success story de France.tv pointe notre vulnérabilité face aux “deep fakes”. A voir aussi sur France 2

On l’a découvert en 2020, en pleine pandémie, prêt à tout pour se venger d’un bizutage corsé lors de son entrée à l’Ensi, prestigieuse école d’ingénieurs à Paris. Prodige de l’informatique, Lucas (Théo Fernandez) y avait développé son alter ego “Lux”, son nom de code pour sa nouvelle activité favorite : le stalkage (stalking). Cette surveillance intrusive, ou espionnage à distance, via les réseaux sociaux lui a permis de se venger de ceux qui ont fait de sa vie un enfer. Sa stratégie ? “Mater ce que les autres cachent, le partager, afficher, humilier.”

Mais Lucas n’a pas tardé à être pris à son propre piège et sa rencontre avec le White Duke, “roi des stalkers”, a détruit sa vie. Lucas s’est ainsi fait virer de son école l’Ensi. Sa confrontation avec Charlie (Aloïse Sauvage) a viré à l’obsession et à la passion. Désormais, il voudrait tout arrêter, mais en sera-t-il capable ?

Quelle éthique et quelle vie privée à l’ère numérique ?

Trois ans plus tard, on retrouve Lucas isolé en pleine campagne avec son âme sœur Charlie. On s’en doute la reconversion n’est pas simple à opérer, surtout en raison des enjeux financiers. D’autant qu’Herzig (Clément Sibony), son âme damnée, ne tarde pas à le recontacter. Il propose un deal à Lucas : hacker Reize, une start-up française, principale concurrente d’Open AI. Mais ne s’agit-il pas d’un piège ?

Le super pouvoir de Lux reste inchangé, il est toujours capable de repérer les failles des gens pour les piéger et ensuite les coincer. Mais après tant de mois d’inactivité, cela fonctionnera-t-il encore ?

Stalk*** est l’un des plus grands succès de la fiction jeunes adultes sur la plateforme de France Télévisions. Mettant en lumière les problèmes de cybersécurité, de cyberharcèlement et d’addiction aux écrans d’une part croissante de la population, les deux premières saisons ont séduit bien au-delà de leur public-cible. L’utilisation croissante des nouvelles technologies inquiétant bien plus que la seule génération des jeunes adultes.

À ce jour, les vingt premiers épisodes (deux saisons) ont engrangé plus de 10 millions de vues. La troisième saison, toujours aux prises avec les mutations en cours, aborde la question des “deep fakes” (images détournées) et l’impact de l’intelligence artificielle. De quoi relancer l’intérêt pour cette création française mêlant mondes virtuel et réel sur fond de thriller psychologique.

Karin Tshidimba

Stalk*** Les secrets du code Scénario Simon Bouisson, Jean-Charles Paugam et Victor Rodenbach Réalisation Simon Bouisson Avec Théo Fernandez, Aloïse Sauvage, Clément Sibony, Andranic Manet,… Sur France.tv et France 2 10 x 26 minutes