simon baker.jpgOn en parlait récemment, l’Australie fait partie des territoires qui montent en matière de séries.
Mais si Redfern Now, Please like me ou East-West 101 n’ont pas encore une renommée mondiale, quelques acteurs de ce bout du monde livré au soleil et battu par les vents sont déjà bien présents sur nos petits écrans. A l’image de Simon Baker, interprète depuis 5 ans du fameux Patrick Jane, alias The Mentalist.
A la veille de la diffusion de la saison 5, ce samedi sur Be séries, petit tour en coulisses en compagnie de l’un des acteurs considérés comme les plus sexy du moment…

Une nouvelle que Patrick Jane tente de prendre avec circonspection, se montrant même très réservé sur le sujet. Venu en famille à Monte-Carlo, il a soigneusement maintenu les siens à distance des objectifs insistants des photographes, confirmant que la situation n’est pas toujours simple à vivre pour eux. « Ma fille Stella fait son job d’ado: elle fait un tas de commentaires sur ces questions, bien sûr, mais comme tous les ados, elle est surtout très embarrassée par toute cette agitation. Il y a des bons et mauvais côtés à cette notoriété”, reconnaît-il. “En général, les personnes que nous croisons sont très respectueuses de ma vie privée mais les choses sont en train de changer. Lorsqu’on est à Los Angeles qui est le “zoo des célébrités”, c’est plus compliqué que lorsqu’on est hors de la ville, avec ma famille.”

Exilé au pays de l’Oncle Sam, l’Australien a donc vécu un double apprentissage.
simon baker 2.jpg“Ma vie professionnelle a fait de moi un nomade, c’est une tradition dans le milieu des acteurs qui fait de moi une sorte de gypsie. Ma maison reste l’Australie mais je me sens à l’aise partout où je suis en sécurité. Au début, j’ai travaillé avec un coach pour perdre mon accent car personne ne m’acceptait. Je continue à m’exercer chaque jour (rire) et puis, j’ai beaucoup regardé la télé américaine quand j’étais plus jeune.”
Un entraînement qui a fini par payer puisque l’acteur a inauguré son étoile sur le « Walk of Fame », en février 2013.

Aujourd’hui, la chose la plus importante à ses yeux est de “regarder mes enfants rire, c’est comme une drogue dure. Boire du bon vin avec des amis, voyager :  j’aime les choses simples, comme beaucoup de gens. Je suis aussi très sensible aux sensations : plonger dans l’océan, regarder le soleil se coucher, … On me trouvait naïf au début. Devenir acteur m’a permis de voyager et de découvrir différentes cultures; ma femme aime parler de mon côté campagnard, naïf, mais tout dépend du milieu dans lequel on est plongé. A la campagne, c’est elle qui paraît naïve. On se complète bien, en fait.”

Simon Baker et son épouse ont des liens étroits avec les actrices Naomi Watts et Nicole Kidman: existerait-il un clan des Australiens à LA?
Simon Baker rit… “Pendant longtemps les Américains ont été obsédés par les acteurs britanniques. Aujourd’hui, c’est le tour des Australiens, mais tous ne réussissent pas à LA. Il est très difficile de trouver et de garder du travail en Australie car le marché est très petit. Par conséquent, la seule différence avec les acteurs américains est que nous n’avons pas peur de travailler très dur. Et c’est la bonne façon d’envisager sa carrière si on veut qu’elle dure.”
KT, à Monte-Carlo (juin 2010)