under-the-dome.jpgL’envol des séries est un fait international reconnu. De plus en plus de créateurs et d’acteurs s’emparent du filon pour le façonner à leur guise, encouragés par la multiplication des canaux de diffusion.
Pourtant, alors que la manne des créations originales ne cesse de s’étoffer, on constate aussi la montée en puissance des adaptations. Qu’il s’agisse de romans ou de films – comme c’est le cas pour la série Bates Motel -, ou de succès étrangers revisités «à la sauce locale». Besoin de rassurer ses investisseurs, volonté d’offrir au public une variation sur un thème connu ? Les raison sont multiples qui poussent les créateurs à emprunter ces voies, en partie, balisées.

La preuve avec trois projets annoncés dans les semaines ou les mois à venir: Under the Dome (photo), Devious Maids, The Saint.

Le livre: The Dome

Au début du mois de décembre, parmi d’autres projets de science-fiction, CBS a annoncé son intention d’adapter en série “Under the dome” (“Dôme” en VF) le roman de Stephen King. Un nom qui, à lui seul, retient toute l’attention. La série, déclinée en 13 épisodes, sera coproduite par l’auteur lui-même et par un partenaire de choix en la personne de Steven Spielberg.
Fascinés par les phénomènes inexpliqués, tous deux vont se pencher sur l’histoire de cette petite ville de Nouvelle-Angleterre qui, du jour au lendemain, s’est retrouvée isolée du reste du monde par un champ de forces magnétiques formant un dôme invisible tout autour de la cité. Lorsque les ressources commencent à se raréfier, les premiers conflits éclatent au sein de la population d’autant que certains tentent d’en profiter pour prendre le pouvoir…
Une ambiance post-apocalyptique qui pourrait rappeler le propos de Revolution, lancée au début de l’année. A moins que ce soit le parfum de Lost qui se révèle le plus persistant. Au scénario, on retrouve en effet un certain Brian K. Vaughan qui a présidé aux destinées des passagers du Vol Oceanic 815. Attendue le 24 juin, les premiers trailers de la série ont commencé à circuler…

Un succès voisin: Devious Maids

devious maids.jpgEn terme d’adaptations, les Britanniques et les Scandinaves tiennent aujourd’hui le haut du pavé, générant chaque année des dizaines de préemptions en vue de projets qui ne parviennent pas toujours à maturité. Mais l’influence, elle, est bien réelle que l’on songe à The Killing, à Borgen ou à Bron, qui connaîtra deux adaptations: l’une franco-britannique, l’autre américano-mexicaine. C’est de ce côté-là que penche le coeur de « Devious Maids », nouveauté à découvrir le 23 juin prochain.

Derrière l’histoire de ces 5 femmes de ménages de Beverly Hills coincées entre vilains petits secrets et mort suspecte, on retrouve, sans surprise, Marc Cherry, père des défuntes Desperate Housewives.
Développée pour ABC, au départ, la série verra le jour sur Lifetime finalement, mais sans changer d’âme. Côté intrigues, elle ne cache pas ses origines très latino puisqu’elle s’inspire du succès d’une télénovela mexicaine: «Ellas son la alegria des hogar» (Elles sont la joie de nos foyers).
Avec le meurtre mystérieux de l’une de ces employées modèles pour foyers huppés, Marc Cherry s’apprête à gratter une nouvelle fois le vernis de respectabilité d’une certaine frange de la population américaine.
Grincements de dents garantis et casting haut de gamme avec Roselyn Sanchez (FBI: portés disparus), Ana Ortiz (Ugly Betty ), Judy Reyes (Scrubs) et Dania Ramirez (Heroes). Eva Longoria, coproduit cette série aux côtés de son ex-mentor. Une bande annonce est également dispo.

Vieilles gloires immortelles: The Saint

Saint.jpgLa nouvelle fera sourire les plus de 30 ans: « Le Saint » revient. Dans la peau de Simon Templar, alias le Saint, campé à l’époque par Roger Moore, on retrouvera l’acteur britannique Adam Rayner, vu dernièrement dans la série “Hunted”. Et c’est Eliza Dushku (« Dollhouse ») qui jouera le rôle de Patricia Holm, petite amie par intermittence du justicier et gentleman. Produite par Brad Krevoy, la série est scénarisée par Jesse Alexander (“Heroes”), sous la direction de Simon West. 

Au vu des premiers images, c’est très clairement du côté de James Bond qu’auteur et réalisateur ont été chercher leur inspiration. Petit clin d’oeil à destination des fans: Roger Moore et Ian Ogilvy, qui fut son successeur, font tous les deux une apparition dans la série. Difficile de juger du résultat sur un unique extrait même si la maxime populaire affirme que « c’est dans les vieilles marmites, qu’on fait les meilleures soupes. »

Souvent rabâchée, rarement confirmée, la formule continue à faire des émules. On ne compte plus les séries ressuscitées pour le meilleur, mais aussi souvent pour le pire. De « Beverly Hills 90210 » à « Hawaï police d’Etat », en passant par « Drôles de dames » et Dallas, chaque camp compte ses points. Plusieurs projets du même genre sont encore en préparation: L’homme de fer, Thierry La fronde, Le flic de Beverly Hills… (cf. note précédente)
KT