Royal-Pains.jpgC’est le contraire d’une série stressante avec lumière bleutée, gyrophares et patients amochés.
Dans Royal pains**, un jeune toubib en rupture de ban reprend confiance et relance sa carrière auprès d’une communauté particulièrement aisée et bien intentionnée: celle des Hamptons. Un seul credo règne ici: «le toubib de mes amis est mon (meilleur) ami». Car chez ces gens-là, qu’il s’agisse de faire soigner son kiki adoré, de faire oublier un mauvais plan aviné ou de régler des problèmes de nature plus esthétique que médicale, seules deux choses comptent: la valeur du praticien et sa discrétion.

Or, de ce point de vue-là, le Dr Hank Lawson (Mark Feuerstein) réunit toutes les qualités requises puisqu’il était considéré comme un excellent médecin urgentiste jusqu’à ce qu’une question d’éthique l’amène à délaisser un riche donateur au profit d’un autre patient, grièvement blessé. Un choix stratégique que sa direction ­va sanctionner sans tarder.

Le hasard faisant parfois bien les choses, cette mise en quarantaine sera de courte durée. Sauvant la vie d’une jeune femme, au cours d’une soirée très huppée, le voici devenu la coqueluche d’une patientèle aussi oisive que fortunée.
Mal accompagné par son frère Evan (Paulo Costanzo), aussi balourd qu’intéressé, Hank peut heureusement compter sur l’efficacité et la débrouillardise de la jeune Divya (Reshma Shetty) qui s’est imposée à lui comme assistante technique.

Rapidement, le jeune prodige du scalpel est «adoubé» par un richissime et énigmatique aristocrate, Boris (Campbell Scott), qui lui propose gîte et majordome en échange de menus services. Une relation qui, ajoutée au décor constitué de tenues légères et de sable fin, n’est pas sans rappeler l’ambiance de la série « Magnum ».
S’il partage avec le brun moustachu l’empathie et le sens du contact humain, c’est du côté de MacGyver qu’Hank a fait ses classes de bricoleur hors pair, particulièrement doué pour bidouiller des objets du quotidien pour l’aider à mener ses interventions expresses à bien.

Lancée à l’été 2009, « Royal pains » est parfaite en guise de cocktail pour soirées au parfum léger. Oscillant entre humour et personnalités contrastées, elle ne développe ni prise de tête, ni complexité, il s’agit presque d’une prescription pour patients surmenés. D’autant que le personnel, heu le casting, est bien sympathique. Détendez-vous, Hank s’occupe de tout. Première consultation: ce samedi à 21h35 sur La deux.

Cette saison 1 (12 épisodes a­u compteur) est déjà disponible en DVD (Universal). A noter que Judith Godrèche est apparue dans la saison 3 de la série. La saison 5 est attendue cet été aux Etats-Unis et une saison 6 (13 épisodes, itou) a été commandée.
KT