injustice purefoy.jpgVous n’avez pas été convaincus par la prestation de James Purefoy dans The Following et vous regrettez encore son incarnation de Marc-Antoine dans «Rome»?

Découvrez-le dans un thriller psychologique subtil et condensé: Injustice** une production britannique ( ITV) datant de juin 2011.

Dans cette série sous-titrée: «la justice de travers » ou… «de Travers », il incarne Will Travers, brillant avocat pénaliste retiré à la campagne après avoir traversé une période de grave dépression.
Mais, bientôt, un événement va le placer au coeur d’une double enquête policière déstabilisante.

Une série en 5 épisodes à découvrir ce jeudi soir et le suivant à 20h50 sur Arte.

Créée et écrite par Anthony Horowitz (« Collision »), cette série en cinq épisodes nous plonge tout d’abord dans la verte campagne du Suffolk. Un paysage où alternent verdure et bord de mer pour le plus grand repos d’esprit de la famille Travers, ayant récemment quitté Londres.
Mais l’appel au secours d’un ancien pote d’unif, va forcer Will à sortir de sa tanière et à se frotter à nouveau aux tribunaux pour une affaire de meurtre. Martin Newall (Nathaniel Parker) est en effet accusé d’avoir tué sa jeune maîtresse, Lucy Wilson, une sombre histoire qui pourrait bien être liée à une affaire de chantage, de malversations financières ou d’espionnage industriel.

Or, dans le même temps, Travers se retrouve confronté à l’inspecteur Mark Wenborn (Charlie Creed-Miles) qui ne cache pas son hostilité face à un avocat jugé «trop brillant» pour être tout à fait honnête. Reconnu pour sa pugnacité et ténacité, Travers était en effet encore, il y a peu, considéré comme un ténor particulièrement doué pour faire acquitter des prévenus que tout semblait accuser.
Le télescopage des deux affaires va-t-il le faire à nouveau vaciller, comme le craint son épouse Jane (Dervla Kirwan)? Les deux enquêtes vont, en tout cas, révéler les failles mal enfouies et les blessures non cicatrisées de l’homme de loi.
Responsable, à ses yeux, de la mise à l’écart de son ancien coéquipier, Mark Wenborn est en effet résolu à ne pas lâcher l’avocat d’une semelle. S’engage alors une traque stratégique et silencieuse. (extraits et interviews ci-dessous)

La force de ce thriller de facture classique réside dans les personnages qu’il semble dessiner par cercles concentriques, ou non, au fil des confrontations et des épisodes. Comme si tous étaient pris, sans le savoir, dans une immense souricière dont les parois se resserraient petit à petit au fil des indices et des révélations.
Un humaniste tourmenté par le fantôme d’un ancien client (Purefoy) face à un misanthrope colérique, obsédé par l’antagonisme flics-avocats (Creed-Miles), on se dit que toute cette histoire ne peut que mal se terminer… Et même si l’affrontement pressenti et les personnages n’ont pas l’âpreté de leur compatriote Luther, par exemple, – qui, lui aussi, en est parfois arrivé à douter de l’efficacité de la justice – leur psychologie est suffisamment complexe et/ou tordue pour qu’on n’ait pas envie de les lâcher avant d’en connaître l’issue…
KT