Jouant de son look de parfait Texan (bottes et chapeau), Larry Hagman, de passage au Festival de Monte-Carlo en 2010, a poussé le vice jusqu’à jeter de faux billets verts de 10 000 dollars à la ronde, face à des photographes conquis.
Dallas-2012.jpgUne façon d’évoquer son image de flambeur, un mythe pour celui qui, malgré ses origines texanes, est loin d’être un richissime homme d’affaires. “A l’époque de Dallas, j’ai d’ailleurs voulu investir 5000 dollars dans un puits de pétrole mais le type a filé avec mon argent et en a profité pour s’offrir un safari en Afrique.”  Il rit, découvrant des canines toujours aussi carnassières, rendues encore plus inquiétantes par son regard bleu acier.

Depuis, « l’ami JR », qui affiche aujourd’hui 81 printemps, est devenu « plus futé » et plus prudent qu’un sioux. Ainsi dans son ranch texan, il utilise pleinement les énergies renouvelables. “J’ai installé des panneaux solaires partout et je revends même pour 10 000 dollars d’électricité à l’Etat. Je fais du bon business” dit-il fièrement. « Plus sérieusement, je suis sensible à l’écologie. Et après la coupure d’électricité qui a frappé la côte Ouest des Etats-Unis, j’ai compris l’importance de pouvoir disposer de sa propre énergie. »

S’il a finalement accepté de reprendre son rôle de JR dans « Dallas 2012 », c’est principalement « par amitié” lorsqu’il a appris que Linda Gray et Patrick Duffy, ses partenaires de l’époque, seriaent de l’aventure. Au fil de 14 ans de travail et de partage sur le même plateau de tournage, des liens très forts se sont en effet tissés entre les trois acteurs. « Je vois régulièrement Linda Gray, alias Sue Ellen (sa femme dans la saga originale) et je pêche et je chasse en compagnie de Patrick Duffy », alias Bobby Ewing, son jeune frère dans la série.
“On m’a dit que dans la nouvelle mouture, je jouerais un grand-père. Au moins, ce ne sera pas un rôle de composition puisque j’ai cinq petites filles.”
A l’écran, il est pourtant loin du parfait papy gâteau.
KT