dead like me.jpgLa mort n’est pas de tout repos, George le découvre dans cet étrange univers qui invite avant tout à profiter de la vie…
Tirée, en 2003, du roman “On a pale horse” d’Anthony Piers, la série Dead like me** n’a survécu que deux saisons sur la chaîne câblée Showtime. 
Deux années. Juste le temps de forger un destin de “série culte” à ce récit fantastique très particulier brossant le quotidien des “faucheurs d’âme”…
Les choses démarrent plutôt fort : George (Ellen Muth), adolescente mal dans sa peau, décède en recevant sur la tête une lunette de toilette issue de l’explosion de la station spatiale Mir; c’est ce qui s’appelle ne pas avoir de pot…

Mais la morte n’accède pas au repos : elle est recrutée comme faucheuse d’âme par un certain Rube, chef des “entre-deux”, ce qui a le don de la mettre doublement en colère puisqu’elle ne voulait pas mourir (et certainement ni si jeune, ni si bêtement) et qu’elle refuse, donc, de participer à la mort d’autrui…

On le voit, le sujet ne manque pas de piquant et, avec Bryan Fuller à la barre, on pouvait s’attendre au meilleur, comme le laisse augurer le brillant générique de début. Seulement les jérémiades de George constituent l’essentiel des quatre premiers épisodes, ce qui fait un peu long comme entrée en matière d’autant qu’une des faucheuses les plus attachantes disparaît rapidement, laissant sa collègue George passablement (re)déprimée. A ce moment de l’intrigue, elle se découvre (enfin) une raison de se dépasser… Ouf.

Les admirateurs de Bryan Fuller retrouvent alors quelques-uns des atouts du maître: nonsense et ironie, deux filons qu’il exploitera – avec talent –, dans sa nouvelle création “Pushing Daisies”, versant “rose” de cette série. Plutôt grise et nettement moins sérieuse que “Six feet under”, “Dead like me” propose en outre une intéressante réflexion sur l’injustice de la mort (qui frappe n’importe qui, à n’importe quel moment) et incite à profiter de la vie…

Pour ceux qui garderaient un goût de “trop peu” au terme des 29 épisodes, un film** a été bâti pour “boucler le récit” avec la plupart des personnages de la série, à l’exception notable de Rube (Mandy Patinkin) remplacé par l’intrigant Henry Ian Cusick (Cameron Kane). Il nourrit la nouvelle dramaturgie en bousculant les mœurs des faucheurs et en les forçant à se positionner.
Une intrigue également “boostée” par le clinquant de la “vie facile” à laquelle il entend les convertir. Une belle trouvaille cinématographique, donc, accessible à tous, fans comme néophytes.
KT

Dead like me, saisons 1 et 2, Fox Home entertainment, coffret 4 dvds (+ bonus)
Dead like me : Life after death, MGM.