« Huit heures ne font pas un jour »: amour, schnaps et luttes ouvrières

« Huit heures ne font pas un jour »: amour, schnaps et luttes ouvrières

Grand cinéaste des luttes ouvrières et des questions de domination sociale, Rainer Werner Fassbinder a aussi travaillé pour le petit écran; l’éducation et le divertissement des masses populaires ne pouvant le laisser indifférent. Ainsi sont nées « Le monde sur le fil » ou « Berlin Alexanderplatz », séries diffusées respectivement en 1973 et 1980.

Grâce au travail de restauration effectué par Carlotta Films, la série Huit heures ne font pas un jour*** sort opportunément de l’oubli dans lequel elle était tombée. Commandée par la chaîne régionale WDR, elle prend la forme d’une saga familiale, genre déjà très en vogue à l’époque, mais s’ancre dans l’Allemagne industrieuse des années 70, sujet forcément majeur aux yeux de Fassbinder. Mais qui semblera plus incongru ou subversif aux yeux de ses détracteurs.

En cinq épisodes, Rainer Fassbinder imagine une saga familiale positive, ancrée dans les luttes sociales.

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