« Wisdom of the crowd » : l’application qui fait de tout citoyen un enquêteur

« Wisdom of the crowd » : l’application qui fait de tout citoyen un enquêteur

Avoir des yeux et des oreilles partout : c’est le rêve de tout enquêteur. Un rêve en passe de devenir réalité grâce à l’application Sophe (référence à la déesse grecque de la sagesse, Sophie) qui permet la collecte, l’analyse et le partage de données via son réseau participatif impliquant n’importe quel citoyen sur base volontaire.

L’invention est le fait de Jeffrey Tanner (Jeremy Piven) un génie de l’informatique qui a décidé de revendre son entreprise très cotée (AllSourcer) pour se mettre en quête de l’assassin de sa fille. Un crime pour lequel la police s’est trompée de coupable, il en est persuadé.

Si le fil rouge de la série Wisdom of the crowd** (Wisdom: tous contre le crime, en VF) est bien la recherche du tueur de sa fille Mia, au fil des jours et du développement de Sophe, de multiples données émergent qui pousseront l’équipe de Tanner à se pencher sur d’autres affaires criminelles. Avec succès.

Une série à suivre tous les dimanches à 20h30 sur RTL-TVI.

(suite…)

The Halcyon: un palace sous les bombes

The Halcyon: un palace sous les bombes

Ambiance jazzy chic, smokings et robes de soirée: tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes lorsqu’on découvre l’univers du palace 5 étoiles, The Halcyon**, au cours de la soirée saluant son 50e anniversaire. Du moins est-ce l’image que son personnel se plaît à entretenir auprès de sa clientèle noble et fortunée alors que partout ailleurs la guerre fait rage.

Offrir un havre de paix et de félicité (frivolités, penseront certains) à ses habitués dans l’endroit le plus sûr de Londres, c’est le combat de Richard Garland (Steven Mackintosh), gestionnaire des lieux pour le compte de son riche propriétaire, Lord Hamilton. Tandis que les réunions secrètes ou diplomatiques s’y multiplient, le seigneur des lieux y abrite aussi ses maîtresses, au grand dam de Lady Hamilton (au centre sur la photo), bien moins aveugle qu’il ne voudrait le croire…

Une série à suivre le dimanche à 20h50 sur La Une.

(suite…)

« Huit heures ne font pas un jour »: amour, schnaps et luttes ouvrières

« Huit heures ne font pas un jour »: amour, schnaps et luttes ouvrières

Grand cinéaste des luttes ouvrières et des questions de domination sociale, Rainer Werner Fassbinder a aussi travaillé pour le petit écran; l’éducation et le divertissement des masses populaires ne pouvant le laisser indifférent. Ainsi sont nées « Le monde sur le fil » ou « Berlin Alexanderplatz », séries diffusées respectivement en 1973 et 1980.

Grâce au travail de restauration effectué par Carlotta Films, la série Huit heures ne font pas un jour*** sort opportunément de l’oubli dans lequel elle était tombée. Commandée par la chaîne régionale WDR, elle prend la forme d’une saga familiale, genre déjà très en vogue à l’époque, mais s’ancre dans l’Allemagne industrieuse des années 70, sujet forcément majeur aux yeux de Fassbinder. Mais qui semblera plus incongru ou subversif aux yeux de ses détracteurs.

En cinq épisodes, Rainer Fassbinder imagine une saga familiale positive, ancrée dans les luttes sociales.

(suite…)

Steven Bochco, créateur pour toujours à l’écoute des hommes en bleu: NYPD Blue tribute

Steven Bochco, créateur pour toujours à l’écoute des hommes en bleu: NYPD Blue tribute

Steven Bochco.JPGEn hommage à Steven Bochco, showrunner iconique des années 80 et 90 dont on vient d’apprendre le décès à l’âge de 74 ans, nous publions l’évocation que nous avons réalisée de sa série la plus fameuse: NYPD Blue, au moment où elle tirait sa révérence, en 2005.

Un univers où Bochco (à gauche sur la photo) n’avait pas peur d’évoquer l’alcoolisme de certains flics, la violence, le racisme et l’homophobie ordinaire…grâce à ses personnages iconiques: Andy Sipowicz (au centre de la photo) et Bobby Simone (Jimmy Smits, photo du milieu). Une série qui lui vaudra la bagatelle de 10 Emmy Awards et la reconnaissance unanime de la profession..

Hill Street Blues, LA Law (La Loi de Los Angeles) et NYPD Blue, c’était lui. Un attachement aux hommes en bleu qui avait fait de Steven Bochco, LE spécialiste de la police et de la société américaine vue à travers le regard de ses hommes et femmes en bleu, durant plus de 20 ans. Un travail où Bochco et son partenaire David Milch se sont distingués par leur sens aigu de la narration, du réalisme et du drame qui a poussé les séries américaines vers la modernité. Ils y privilégiaient le destin d’une équipe à celui d’un héros solitaire et ont poussé l’intrigue sérielle vers un destin choral qui (a) fait sa grandeur et reste sa marque de fabrique aujourd’hui. Cet univers télévisuel, il le fréquentait depuis qu’il y avait fait ses premiers pas, en 1971, dans un épisode de Columbo (Murder by the book) réalisé par… Steven Spielberg.

(suite…)

The Leftovers, l’intégrale: l’envol magistral

The Leftovers, l’intégrale: l’envol magistral

the leftovers saison 3.jpgA quoi reconnaît-on une grande série ? A sa capacité à transcender toutes les catégories et les attentes et à surprendre son public.
A sa richesse de représentation et à sa complexité de narration. Aux énigmes et aux abîmes qu’elle révèle bien plus qu’elle ne les résout.
Aux horizons qu’elle ouvre et embrasse à la fois. Toutes ces raisons qui font de ses personnages des figures inimitables et inoubliables à la fois.

A toutes ces qualités s’ajoute parfois un autre indice : l’absence de nomination aux Golden Globes ou aux Emmy Awards. Trop singulière pour être reconnue et célébrée par le plus grand nombre, la série The Leftovers**** compte une foule d’admirateurs indéfectibles qui savent que le temps fera son office et lui attribuera les lauriers qui lui sont, pour l’instant, refusés. Comme ce fut le cas pour The Wire, par exemple. Jamais récompensée et aujourd’hui encensée.
La série cocréée par Damon Lindelof et Tom Perrotta se place forcément en tête du classement des meilleures séries 2017. Et s’inscrit parfaitement dans les thèmes de Noël.

(suite…)

John Hillerman n’est plus, l’adieu à l’inimitable Higgins de « Magnum »

John Hillerman n’est plus, l’adieu à l’inimitable Higgins de « Magnum »

Higgins & Magnum.jpgC’est dans le rôle d’un Britannique très à cheval sur l’étiquette et « la bonne marche des choses » que ce Texan « pur jus » s’est fait connaître du monde entier. Un rôle habité avec un tel talent durant huit saisons, qu’il lui avait valu un Emmy Award et un Golden Globe.

L’acteur John Hillerman, qui incarnait le célèbre Jonathan Higgins face à Tom Selleck dans la série Magnum, est mort jeudi 9 novembre à l’âge de 84 ans, a annoncé son attachée de presse. Il est mort jeudi « de causes naturelles », chez lui, à Houston au Texas, a précisé Lori de Waal.

Force de caractère et détermination ont été les clés de son succès sur le petit écran puisque John Hillerman avait dû longuement travailler avec un coach pour perdre son accent et devenir Higgins, le parfait majordome britannique paternaliste, toujours tiré à quatre épingles, face au détective privé très décontracté, aux chemises bariolées, Thomas Magnum campé par Tom Selleck.

Un « reboot » de la série phare des années 80 est actuellement en cours de production pour la chaîne CBS.

(suite…)